avec un simple dessin typographique
Au petit matin, le train de banlieue avait démarré dans le brouillard. Le wagon était moins bondé que d’habitude, période de fêtes oblige. J’avais ma place assise, je n’allais pas faire le voyage debout, et même si au vu de ma carrure et des vêtements que je portais, je me sentais à l’étroit entre deux autres personnes de forte corpulence. Mon sac sur le ventre, j’avais extrait mon roman de la poche avant pour en poursuivre la lecture. Un livre dense et sombre écrit par un américain, relatant les pérégrinations d’un jeune homme très pauvre dans des contrées farouches de l’Ouest américain… J’avais pris un direct pour ma gare d’arrivée mais à la gare suivante, très fréquentée, les quais étaient vides de voyageurs en attente. À la place, un long cordon d’hommes en blanc. Tout de suite, je compris qu’ils portaient des combinaisons étanches et des masques à gaz comme j’en avais jamais vu… Ils sont montés dans les wagons, et dans le mien, je ne pus réprimer un pincement au coeur. Alerte bactériologique, me balança mon cerveau. Ceux qui commencèrent à paniquer autour de moi furent vite rassurés par les paroles d’un homme à la voix puissante : Service de la Qualité de l’Air, ceci est un simple exercice… un contrôle de routine. Je n’avais jamais vécu ce genre de contrôle. Certains balayaient l’espace avec leurs bras armés d’un appareil ultra plat… Comme s’ils tentaient de localiser une molécule invisible et indésirable. D’autres nous demandèrent de souffler dans un embout plastique relié à une sacoche à leur ceinture. Ils étaient bien rôdés à l’exercice, car cela était rapide, sans commentaires. Des petites lumières à la signification inconnue pour nous s’affichaient sur les bracelets, me donnant l’impression d’être en train de vivre et non de lire une nouvelle de SF. Plus loin derrière moi, un bruit retentit, un homme toussa. Un masque fut placé sur son visage et il fut embarqué par deux hommes robustes. En l’espace de quelques minutes, ils étaient descendus.
Rien d’alarmant, fit la voix au fond du wagon. Bon voyage et bonne journée.
Le train repartit.
Pour l’instant, c’est une fiction, mais pour combien de temps encore.
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entre le salaire mensuel d’un footballeur ou d’un autre footballeur, avec des chiffres entre 800 000 e et 23 000 e et le salaire d’un simple employé du privé par exemple…
Une fin d’année où faire la petite actualité avec ce genre de news est plutôt malvenue.
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… car ce jour-là, partout dans le monde, des milliards de personnes, jeunes ou vieux, sont descendues dans la rue, et à l’unisson, ils ont entamé la première séquence du Taï Chi Chuan… répandant partout dans le monde un mouvement énergétique ample et plein de fraternité. C’était beau.
La vie de l’homme est courte, et son chemin de vie et de découverte plus long.
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Au cinéma, d’ordre général, quand des acteurs jouent leur rôle, ils confondent souvent souvenirs et rêves. Une façon rapide de relater d’anciens faits traumatisants qui sont nécessaire à la narration.
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De ces hauteurs où une minorité se gave de tout ce qui la propulse vers le haut et l’y maintient, nous chiant au passage son impuissance au visage. Si déjà on dégraissait le haut de cette pyramide d’argent volé et de spéculations de “valeurs” actionnariales, on pourrait réduire nos déficits grandement et sauver bien des pays. Y en a marre que ce soit les “petits” qui payent pour les manigances des plus riches.
Rien que le mot argent nous rend aveugle.
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À commencer par en effet l’aboutissement de nos actions trop liées au monde des finances. Et je pense simplement que la volonté de beaucoup est de nous mettre au niveau des plus pauvres. Je suis passé en 10 ans du statut de classe moyenne (bon, bof) à celui de classe prolétarienne, parce que je travaille dans la presse et l’édition et que celle-ci s’est écroulée avec l’informatisation. Et bien sûr, cela survient (comme pour tant d’autres) alors que j’ai passé la barre des 50 ans. Pendant des années, j’ai pu faire vivre mon métier de graphiste dans le boulot et en dehors du boulot, même comme bénévole… Je ne peux plus. Je ne vaux plus rien. On pourrait mettre à ma place une personne à moins du salaire minimum, et le dit salaire ne permet ni de se loger, ni de se nourrir, ni de faire des extras… Nous ne sommes plus ni de droite ni de gauche ni du centre ni des extrêmes, nous sommes en passe de sombrer.
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…d’anti-dater mes articles en les mettant à une date antérieure. Ce qui fait que si vous vous baladez, vous découvrirez aujourd’hui des articles postés dans le passé. Dommage de ne pas pouvoir dater dans le futur !
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…qui se réveille chaque matin, qui nous hante dans un réveil prématuré en pleine nuit… Si au réveil j’oublie que des milliers d’enfants meurent de faim à chaque instant, si j’oublie que mon pays ne pourrait pas s’auto suffire dans sa production alimentaire et industrielle, si j’oublie que j’ai pris du poids à cause d’une nourriture pas toujours équilibrée, si j’oublie que le coût de la vie a explosé dans la spéculation des méga multinationales et qu’il ne faut pas compter sur un changement demain alors que de ce n’est pas de la crise qu’il faut sortir mais rentrer en révolution avec ce système basé sur l’argent et donc la spéculation, si j’oublie que j’aimerais principalement m’alimenter avec de bons produits de chez nous, ou d’ailleurs, si j’oublie que le pain que je mange est bourré de pesticides, si j’oublie mon organisme malade des produits chimiques qui sont intégrés dans les médicaments, si j’oublie que le corps et l’esprit s’use, si j’oublie que j’ai sombré dans certains excès et que j’ai du mal à me sevrer de certaines habitudes, si j’oublie que je n’ai pas été augmenté en 10 ans, si j’oublie que tout mon argent passe dans ma survie et dans celle de ma fille, si j’oublie que je me lève pour aller alimenter cette survie, si j’oublie que quelques uns profitent de tous, si j’oublie ma haine de voir le monde dans un pire état que quand j’avais 20 ans et que j’avais des tas d’espoirs, si j’oublie ceux qui nous ont quittés et qui m’était proche, si j’oublie… vous ne pourrez pas me prévenir, et vous ne pourrez guère m’aider.
En oubliant de penser, on se lève.
(Article ouvert à une suite)
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Ces maladies qui nous prennent sans nous lâcher comme c’est le cas pour la mère d’un ami. Elle est dans le coma depuis des semaines, a subi de multiples opérations très alarmantes, et ses trois fils et les amis proches se relaient à son chevet, espérant une amélioration, une sortie du coma. Elle a eu moins de chance que ma mère qui en 1988 a été opéré d’un cancer (qu’on lui a cachée) et qui a survéçu depuis.
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et ça me fait quelques chose, de me souvenir que je la tenais au creux de ma main à sa naissance. Petit bout de fille que je savais déjà en mon coeur qu’elle était à elle-même plus qu’à nous ses parents. 21 ans ont passé, ce qui nous laissent sous le coup d’une émotion intense. Je te sers très fort, ma fille, et dans cette crise/révolution qui nous fragilise dans notre quotidien, j’ai beaucoup fait pour toi, non pas en te gâtant de trop, ce n’était pas mon style, mais en tentant de t’inculquer des valeurs simples.
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J’ai passé ma vie à l’attendre, et outre l’erreur d’attendre, même en cherchant, on n’est pas sûr de trouver l’âme soeur, celle qu’on tiendra dans ses bras au réveil. Oui, j’ai passé ma vie à attendre, mais en étant disponible à la rencontre. Oui, je suis un homme seul, pas un esclave de l’amour aveugle, mais ouvert à la rencontre de l’autre… Je me retrouve toujours seul car je suis ainsi fait. Seul. Dans la vie comme dans la mort. Même avec mes amis, j’en ai encore quelques uns mais j’en ai beaucoup perdus, car ce n’était pas vraiment des amis. Avant la fin, je ne partirais pas sans avoir l’espoir de la rencontrer, même avec son corps en morceaux, et son esprit en lambeaux. Et à ceux qui ont croisé ma route et qui m’ont oublié, je ne leur reproche rien. C’est sûrement de ma faute. Ils m’ont à peine vu passer, mais c’était ma volonté.
Et pourtant, j’ai plus vécu en couple que seul…
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Imaginons la Terre des hommes se résumant à deux catégories de représentants : les bergers et les moutons. Normalement, il n’y a que quelques bergers qui gardent l’ensemble des moutons. Si nous étions tous des bergers, comment se déroulerait la vie en société ? Et si nous étions tous des moutons ? D’une manière ou d’une autre, c’est déjà le cas. Bon, je vais aller brouter le jardin…
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Si vous êtes né dans un pays étranger, mais que vous êtes français, appellez-le 99.
Si vous venez de vous lever, les yeux en vrac, la bouche pâteuse, et que le boulot vous tend les bras comme une Veuve Joyeuse à honorer, et ça, depuis plus de 30 ans, appelez-le 22.
Si, dans le bus qui vous emmène à la gare, vous avez le regard fixé sur l’hypothétique obstacle qui vous fera rater votre train, appelez-le 45.
Si dans le train les portables qui sonnent vous agacent, appelez-le 66.
Si au boulot, dans l’open space, il y a plus de bureaux vides que de personnes présentes, et qu’un plan de restructuration est en cours, appelez-le 88.
Si vous détestez le dimanche soir, appelez-le 77.
…
Bien sûr, ceci est une fiction. Bien sûr, les numéros sont fictifs. Vous n’avez pas à appeler qui que ce soit, c’est du mentalisme. (sourires) Faites vous votre propre répertoire.
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Celle qui m’accueille pour mes vacances, la mienne.
Car j’y passe mes vacances. Oh, c’est un peu quelconque, surtout quand on écoute des amis qui s’en reviennent d’une semaine en Egypte, d’une escapade au bord de la Mer Rouge, à voir des merveilles au fond de l’eau transparente où coraux et poissons exotiques se mélangent dans un ballet incessant… J’aurais pu économiser toute l’année pour partir ailleurs, mais ce ne fut pas le cas. Faire une visite à la famille durant l”été, de mon coté, cela ne s’est pas fait depuis 25 ans. Ou les gens sont en vacances. Ou la simple évidence de ma solitude qui fait que ma rupture avec Elle m’a séparée de deux grandes familles dont je n’ai plus que quelques contacts. Et si peu souvent. De toute façon, j’ai bien donné pendant 30 ans, si je prends comme point de départ mes 22 ans. Oh oui, j’ai donné dans le kilomètre, dans les réunions de famille, dans les moustiques qui vous harcèlent à partir de 16 heures dans une location proche d’une rivière, dans les courses journalières, dans les plages bondées (mais pas trop), dans les villages pittoresques et ses gens comme moi qui sont devenus pour quelques semaines des touristes. Il y eut des réussites, mais surtout des parcours pénibles, les bouchons à la sortie des plages, des trajets compliqués pour ne voir que trois fois rien.
Aujourd’hui, il fait beau. Je tape sur un PC sur ce blog. De l’humeur, encore de l’humeur. De toute évidence, le temps passe vite. Je me réveille vers 10 heures, j’ouvre les volets, je déjeune, je range des bricoles, je me lave, je pense au déjeuner, je réponds à quelques mails ou je converse avec un ami qui vit en Bretagne, je fais quelques courses, je prends un petit apéro, je déjeune devant un documentaire, je constate que la météo s’est trompée, dans l’atelier, je regarde l’arrière du jardin, et comme en ce moment, je suis sous le patio à pianoter quelques mots qui ne resteront pas dans les annales. Il n’y a pas de mouches, à peine quelques papillons, souvent blancs, et je passe sur l’épisode des nids de guèpes du mois de juin. Quand je pense qu’on appellait cette maison, pour rire, par le sourire d’une cousine que je salut au passage, Le Manoir, alors qu’il existe dans ma ville une maison de retraite qui porte ce nom. J’en blêmi. Et je retourne à la raison. Je pense à ses journées trop courtes, car j’ai à peine le goût de lire, j’ai l’envie de voir de l’image, ce qui m’amène à regarder des films à la télévision. En ce moment, j’ai mis de la musique, un des derniers disques de Yello, en fond.
Certes, je n’ai pas fait 600 kilomètres pour aller voir des amis. Juste pour quelques nuits. Je n’irais pas chez la cousine. Je ne prendrais pas la peine de revoir une ancienne collègue de boulot. D’ailleurs, elle est surement en vacances. Je ne téléphonerais pas à cette collègue connue lors d’une activité ludique et passionnante, même si elle habite à quelques dizaines de kilomètres. J’ai été voir ma soeur de passage quelques jours chez ma mère qui elle-même s’ennuie quelque peu depuis plusieurs étés. Je devais aider ma mère à vider sa cave, et je me suis rendu compte que ce n’était pas une bonne idée. Alors, devant, derrière la maison, les gens sont en vacances comme on dit. Et moi, suis-je en vacances ? Je n’en suis pas sûr. Je sais que je ne suis pas au boulot à m’embêter. C’est ma seule certitude.
Comme je le disais sur un autre post, je manque de campagne bien odorante, d’une amie à qui tenir la main, la taille, à embrasser dès qu’elle me regarde. Le soir, je me couche seul comme si j’étais un vieux de 100 ans attendant son heure, et vivant de ses souvenirs. Encore que ces derniers ne m’assaillent pas trop. Et c’est tant mieux.
Vous allez me dire que j’aurais pu faire l’effort de plus me balader seul, de plus sortir dans Paris. Non, merci. La foule me sort par les yeux. Comme ces cons qui s’arrêtent en voiture à quelques mètres de chez moi et ont mis le volume de leur radio un peu fort. Asocial et irrespectueux. Egoïstes.
Je suis responsable de ma vie. Elle n’est plus très drôle, dans l’intimité ou dans le boulot, mais je m’accroche. Sans forcer. Je m’occupe de moi comme je le peux. Je me suis laissé aller, mais il va bien falloir que je me reprenne en mains.
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La campagne. Les verts paturages. Les champs de culture qui se dévoilent d’une vallée à l’autre. Les maisons rustiques et les petites routes sans signalitique. Les marchés de petits villages. Bref, j’ai le regret de ne pas être loin de chez moi, pour me changer les idées. Changer d’air comme on dit. Au lieu de cela, faute de finances et de projets vacances, je me bataille avec un Netbook à 200 euros pour écrire mes textes. Windows réclame sans cesse des mises à jour, chaque jour, et c’est bien pénible. J’ai bien cru ce matin que j’avais squeezer le système, mais non, j’ai reussi à faire repartir cette petite m… que je me suis offerte.
Revenons à notre campagne française. Oui, s’il y a bien une chose qui me manque, c’est bien les champs, les charrues, les chiens qui aboient, les petites routes cabossées, une chambre d’hôtes dans une ferme, les caquètements des poules en liberté dans la cours, de goûter des produits du terroir, de déambuler en matinée dans des marchés pittoresques (de moins en moins mais bon), mais pas forcément les sites touristiques pleins de monde. Des chemins qui partent au bas du village. Un chien un peu sauvage vous croise et poursuit son chemin. Une rivière est masquée par des arbres et on y devine quelques pècheurs. On ne les remarque à peine. Je poursuis mon chemin. Je sais que je rêve.
Mais il me manque surtout un amour de femme à mes cotés. En vrai.
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…et surtout des pubs sur les bagnoles, en général… Elles sont partout… et comme de toute façon, la crise est là, pourquoi ils nous “ennuient” avec des bagnoles fabriquées à l’étranger qu’on importe et celles fabriquées en France qu’on exporte… Je les hais, ces pubs, cela a même provoqué mon non réabonnement à Sciences et Avenir, revue à laquelle j’étais abonnée depuis plus de quinze ans.
Ce qui m’énerve, c’est de savoir qu’on n’est plus autonome en rien. Si à 95 % nous consommons de l’importé, dans quelle situation sommes-nous ?
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Ce n’était qu’une question de temps.
Quelques années “trop” tard.
J’ai fini par être convoqué. En transports en commun, il me fallut plus de trois heures pour me rendre à l’adresse reçue par mail quelques semaines auparavant, des grèves parcourant mon itinéraire. Je me retrouvais devant une sorte de blockhaus dans lequel une bouche affable composée de multiples escalators faisaient office de sas d’accès. Pas un seul escalier en vue. Mon tatouage électronique sur mon avant bras me renseigna sur le chemin à prendre pour rejoindre le point de mon rendez-vous, entretien qui m’était imposé par l’Organe de la santé. Le médecin qui me reçut n’était guère plus âgé que moi, mais il paraissait plus fatigué que l’aurait été ma mère du haut de ses 78 ans. Dans son bureau sans décoration aucune, je ne me serais pas cru chez un médecin, mais plutôt dans un centre administratif. Il ressemblait à un fonctionnaire prêt à me citer tous les articles de lois possible et imaginable. Je me suis aussitôt demandé si je n’avais pas attérri dans le scénario d’un livre de Brussolo. C’était une situation incongrue. Une pile de dossiers épais comme des bottins (qui n’existaient plus d’ailleurs depuis plus de cinq ans) trônaient, impeccablement assemblés, sur le coté droit du bureau, unique décoration mais objet de manipulation visuelle, surement là pour m’intimider. En son centre, l’homme caressait doucement les rebords de sa tablette 17′ et il ne la quittait que peu des yeux, comme hypnotisé, face à son miroir, m’adressant un regard vide de toute expression quelques minutes après mon arrivée et après m’avoir prié de prendre un siège, sauf que c’était une chaise pliante datant du siècle dernier. On m’avait prié de venir avec un dossier complet des 40 dernières années de mon adhésion à CPAM, mais je m’y étais refusé, arrivant les mains vides.
Sa voix était plus monotone qu’un discours présidentiel.
- Monsieur, me dit-il, je n’ai qu’une chose à vous dire pour résumer cette convocation. L’agence aurait pu s’épargner de vous faire déplacer, mais vous êtes un cas à part. Je vous fais le topo de la situation. L’ensemble des soins médicaux, même ceux qui sont prit en charge par votre mutuelle, ne sont plus applicables à votre cas. Oh, vous n’êtes pas le seul. Le système de santé attribue dorénavant l’intégralité de votre santé à votre seule responsabilité et à votre engagement personnel. Vous le savez, seuls ceux qui n’ont commis que 15 % d’”excès” peuvent encore prétendre à recevoir des soins ou à avoir accès à des soins chirurgicaux. Je m’en doute, vous alliez me dire, que vous n’êtes pas responsable des aliments OGM que vous avez ingurgités depuis toutes ces années, que la radioactivité des centrales nucléaires qui a touché votre prostate malgré les enquêtes d’état certifiant le contraire n’est pas avéré, que l’eau était malgré les négations des services publics parfaitement impropre à la consommation et que des traces ont laissé une teneur réelle de plombs et de nitrates dans votre organisme, pour ne citer que ces deux là, qu’aucun contrôle véritable n’a été effectué dans les restaurants dans lesquels vous avez mangés depuis votre plus tendre enfance, que les aliments vendus en supermarchés étaient peu réglementés en terme de qualité, bref, que votre mode de vie dépendait de ces apports et que vous n’étiez pas responsable de leur dangerosité en les consommant régulièrement… Pire, vous aviez accès à de nombreux articles sur ce sujet, vous vous êtes renseignés, et en remontant plus de 150 ans en arrière pour démontrer la responsabilité des gouvernants dans leurs complicités établies avec les multinationales qui à elles seules fournissent l’alimentation de 95 % des habitants du globe.
Je soupirais. Je m’attendais à un tel discours.
Il poursuivit, sans aucun reproche dans le regard.
- La loi édictée par ceux que vous accusez est passée il y a trois mois. Nous la nions. Tous vos maux, psychiques ou physiques, ne regardent que vous. Si vos 30 années de travail dans le plus grand stress sont un des points que vous abordez au sein de votre association, il n’est pas reconnu par le Corps Médical d’État. Pour faire simple, car nous ne recevrons pas tous les détracteurs dans votre genre, malgré vos cotisations, vos allégations étant infondées, vous devrez vous soigner par vous-même…
Je ne pus m’empêcher de lâcher…
- Vous savez très bien que les médecines parallèles et leurs praticiens ont interdiction d’exercer, sauf peine d’emprisonnement. Vous me condamnez à mort, de mon vivant, de ma naissance à ma mort. Vos manipulations virales n’ont donc pas assez tué de personnes… Il faut maintenant que vous nous laissiez mourir par nous-mêmes. Croyez-moi, vous serez surement le prochain sur la liste. Y a pas de raison. L’action des associations est ouverte. Elles feront leur office bon gré mal gré.
(article en cours)
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Ma fille, mon dernier battement de coeur sera mon dernier cadeau pour toi.
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C’est ainsi qu’on la nommait, me semble-t-il, à tord ou à raison, quand elle était splendide… Je ne parle pas de la Veuve Clicquot…
Mon pays, ce petit pays traversé par tant de peuples au fil des siècles. Comme beaucoup de pays, on ne la reconnaît plus. Elle a bien changé. Certains diront qu’elle s’est gangrénée. C’est un terme un peu fort… Mais ses enfants y sont peut-être pour quelque chose…
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… Celle qui est pleine d’enfants cruels qui jouent et se chamaillent entre eux. C’est une école maternelle comme tant d’autres mais regardons la comme si elle datait des dernières décennies du XXe siècle, à l’ancienne, vieillotte… Mais mixte…
Et maintenant, remplacer chaque enfant par un futur dirigeant de chaque pays au monde…
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Ce n’est pas un jardin extraordinaire, c’est un jardin de maison de plein pied à 17 kilomètres de Paris, en banlieue dirons certains. Les sons des véhicules sur les routes avoisinantes s’entendent, mais cela fait partie du folklore du coin. La Nationale n’est pas très loin. Alors quand je suis dehors à rédiger un texte sur un portable, cela m’entoure d’une musique qui n’en n’est pas une, mais qui est bien là. Voitures, avions, train, c’est mon quotidien.
En ce début d’après-midi, j’ai tondu une partie du jardin, en grande partie devant, presque complètement derrière la maison, et je finirais demain. Il a plu ces derniers jours, alors il était difficile de s’occuper de ce bout de terrain, de ce bout de terre. Une voiture passe.
Si j’avias eu de l’argent en quantité suffisante, il serait plus beau ce jardin, mais je ne fais que l’entretenir. Surtout que nos tuyas ont souffert certaines années de la chaleur, et qu’ils sont moins nombreux. Les derniers sont en fin de vie. Mais rien qu’une bonne tonte, déjà, cela le transforme. Après, je suis plutôt zen que british, so, il est simple, avec par endroits des espaces très sauvages ou pas encore aménagés.
La plupart des voisins sont en vacances, à la retraite, et moi, avec ma fille, je suis là, dans cette maison, avec ce jardin autour.
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J’ai arpenté à plusieurs reprises les musées consacrés aux Arts Primitifs et j’y suis sensible. Pourtant, la charge symbolique est lourde dans les arts des peuplades d’Afrique, d’Asie ou d’ailleurs. Posséder une antique relique rituelle ne doit pas nous faire oublier qu’elle a une fonction parmi d’autres au sein d’une cérémonie. Je possède un masque pounou et je l’ai fait passer entre les mains d’un ami pour lui enlever une partie de sa charge qui était la sienne. Alors j’ai pu le mettre chez moi.
D’un autre coté, moins emprunt de cérémonial, j’ai offert une petite illustration à des amis dont la femme aime l’art africain…
Un cadeau original qui lui a plu, et cela m’a fait plaisir de viser juste.
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celle qui nous accapare presque plus que la porte d’entrée de notre logement. Un peu comme un masque… Une porte qui en dit long sur nous-même à cette époque de réseaux sociaux…
Je cite : “Google l’a dit : la vie privée n’est plus compatible avec le net !”
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car la fin du monde ne peut être que symbolique… à l’image d’une renaissance nécessaire… à l’image des petites morts qui nous annoncent la possibilité de renaître d’une “descente”, du courage d’affronter l’adversité et de remonter à la mesure de nous-même.
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Un ami thérapeute me donnait il y a quelques jours ces mots… “N’aie pas peur !” et aussi “Fais ta révolution”, pour affronter le chemin de cette troublante vie de tous les jours où parfois on se sent perdu.
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et des “vautours” qui l’assaillent. Vous voyez de qui je veux parler.

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…plein de bosses et de chutes, de fractures et de douleurs… Facile à reconnaître lors d’un décès. Hé hé.
Serviteur…
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Amis terriens, bonjour !
D’où je suis stationné, je vous observe. Oh, ce n’est pas nouveau. Je suis en vacances perpétuelles et j’en passe une partie de mon temps à vous observer depuis toujours… Je suis une poussière, une poussière du monde pour être plus précis. Vous savez, cette minuscule poussière que l’on traque, que l’on méprise, que l’on ignore presque, et moi, j’en rigole, parce que j’ai une autonomie complète, je m’échappe quand je veux, je plonge dans les océans, je prends de la hauteur pour voir comment ce monde fonctionne, et les impressions qui m’abreuvent ne me font pas toujours sourire.
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de ce fil qui pourrait se raconter comme suit.
“Voilà, nous étions qu’une poignée de bipèdes à nous être relevés, à avancer la tête haute, à passer notre temps à pousser des grognements de satisfaction dès que nous trouvions des fruits sauvages, à avoir traquer avec notre bâton un animal pendant des jours pour le tuer et nous repaitre de sa chaire, déjà au delà de l’expérience d’avoir goûter le goût infect d’un cadavre décomposé qui rendait malade… Puis il y eu des rencontres où nous nous affrontions dans une cacophonie de sons postulants, pour garder un creux dans le bas d’une colline, puis à nous regrouper en petites tribus, à découvrir l’attraction homme-femme, à voir le premier enfant naître, à nous déplacer en permanence, jusqu’à la confrontation avec un bipède plus robuste, qui voulait prendre nourriture, femme et tuer l’enfant… Je suis devenu fou furieux quand l’autre enragé a brandi une grosse pierre au dessus de ma tête, ne sachant pas encore que la douleur du premier coup allait exploser la moitié de mon crâne, et que le second coup allait interrompre la lumière, les cris de ma femelle et de nos enfants… Ce fut la dernière fois où je montrais les dents…
Je me relevais dans les yeux de mon fils, de ma fille, des enfants de nos enfants.
L’armure que je portais et l’épée à la main, le champs de bataille, mes compagnons agonisants dans leurs derniers soupirs… Puis le coup que je reçus dans le dos, n’ayant pas vu venir l’attaque, serrant des dents sous les coups de poignard dans les interstices de mon armure, me vidant de mon sang et perdant toute vision.
Étonné par ma chute d’un échaffaudage fait de bois et de cordes, mon pied ayant glissé sur une surface patinée de suie, alors que je glissais une pierre taillée dans son interstice, cette dernière ayant refusée de s’enfoncer sur les derniers centimètres. Une chute de 30 mètres de hauteur qui ne me laissa aucune chance. Pas plus de chance que l’araignée que j’avais écrasé le matin même avec ma sandale.
On nous ordonne de passer à l’attaque, de sortir de la tranchée inondée, baïonnette au canon, alors que les obus s’abattent autour de nous et que les combattants adverses nous mitraillent comme à la fête foraine. Je tente avant la première balle de me souvenir de la raison de ma soumission à l’autorité… Puis je bondis en arrière, trois chocs dans la poitrine, et aussitôt le noir de l’espace qui m’enveloppe.
Je suis là. Je pianote sur mon clavier cette courte histoire… J’attends un colis quand je vois mon écran s’éteindre, que la terre commence à vibrer… Je tourne la tête vers l’obscurité qui envahit en quelques secondes la douce lumière du matin, en ce printemps et en cette belle journée, puis une dilatation dans l’espace et une pression énorme qui me fait écarquiller les yeux comme un enfant étonné, puis le ciel s’illumine et moi je me sens partir dans une chaleur insurmontable.”
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Le printemps, et ses arbres en fleurs, si éphémères comme phénomène. Il suffit d’un après-midi de pluie et de vent pour qu’il neige des pétales blanc des pruniers…
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… et du nucléaire (alors qu’un tsunami a frappé le Japon ces jours-ci et qu’une centrale fait parler d’elle).
Peu de chance que nous soyons préparé à des catastrophes nucléaires si l’horreur survenait. Et ça, on en parle peu.
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que j’associe à une forme de résistance en étant par la force des choses un consommateur “minimum”.
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C’est un peu ce que je pense de cette ribambelle d’hommes ou de femmes, politiques ou venant du monde du “spectacle”, de tous les partis, qui vont dans les semaines et les mois qui viennent, se présenter comme candidats aux prochaines élections présidentielles de 2012. C’est ça la fin du monde : un grand n’importe quoi, même s’il y a de multiples stratégies derrière cette course au Pouvoir.
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Un jour, c’est sûr, nous allons tous tomber dans le vide… Quand j’étais gamin, une nuit, j’ai fait un rêve où je chutais dans un espace sans fin… Surement que je l’ai déjà raconté, mais c’est resté profondément ancré en moi.
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…et de la mort du jardinier portugais (février 2011) qui me rappelait tant mon père. Au revoir cher monsieur Martin. J’aurais toujours un pincement au cœur en regardant vers votre potager contigu au mien, vous dont la présence était si chargée en émotions par votre amour pour ce bout de terrain où vous cultiviez de magnifiques légumes et parfois, vous me donniez des salades.
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et des gens de pouvoir… Tu voles une pomme, tu vas en prison, tu fais des promesses jamais tenues, tu détournes des sommes colossales via des sociétés “fantômes”, tu peux faire l’objet d’un procès qui n’aboutira jamais à une condamnation. Pire, tu ressors d’un procès libre comme l’air pour vice de forme. Facile d’écrire tout cela, surtout de façon caricaturale, mais tellement navrant sur l’état de nos “démocraties”. Justice à multiples vitesses qui n’épargne surtout pas les petites gens. On s’en rend d’autant plus compte que l’information s’attarde sur des cas de meurtre, d’accidents, de news people plutôt que sur le fondement des affaires politiques. Ce sont ces vides qui sont les plus insupportables.
Les fortunes que se sont faites les dictateurs au Proche et Moyen Orient sont, à l’heure de soulèvements de peuples, l’exemple même d’un écoeurement encore plus fort qu’auparavant. La communication y est pour beaucoup. Mais le fait d’en savoir plus changera-t-il tous ces fonctionnements pervers et outranciés ? L’”image” n’est-elle pas devenue irréelle ? Dictatures ou pas, dans quel monde vivons-nous ?
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Pour cela, je remonte en arrière, de 30 ans, et je regarde mes 20 ans et ce qui m’entoure. Puis je reviens 30 ans plus tard, et là, derrière moi, j’ai 30 ans de sacs poubelles, 30 ans de déchets dans la nature, 30 ans de rivières polluées par les rejets des usines, 30 ans de mort violente dans tous les pays du monde, 11 ans de médicaments allopathiques dans le corps (avant je ne fonctionnais que avec l’homéopathie et l’acupuncture, le shiatsu…), 30 ans de multinationales inhumaines, et la liste est longue…
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On a beaucoup écrit sur cet artiste prolifique que pour ma part je considère comme un des plus grands dessinateurs de BD, et dessinateur tout court… Son talent m’émerveille depuis plus de 30 ans et j’ai dans ma bibliothèque des tirages uniques avant toutes les rééditions qu’il y a pu y avoir. Donc ce fut un grand plaisir pour ma part de revoir de près des planches, allant du noir et blanc à la couleur, et surtout sur une approche de son art qu’on pourrait presque qualifié d’unique, et des mots que j’avais en tête depuis longtemps, que c’est un homme à la fois conscient et inconscient dans sa façon d’aborder sa vie, et son travail. Un mélange unique de liberté…
Mon attachement à son travail, à ses rêveries, m’a surtout fait aimé l’homme, même si je ne le connais pas personnellement, même si je l’ai croisé sur des salons, et je ne suis pas un fan inconditionnel, qui aurait tout ce que cet homme a produit comme BD ou illustrations. Non, j’apprécie. Simplement. Je me permets au passage de mettre l’affiche de cette exposition que je recommande chaudement. Et je ne le trouve pas si schizophrène que ça… Juste un baroudeur de l’esprit.
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Ne soyez pas triste en lisant ces lignes. Surtout toi ma fille.
Il viendra un moment où nous serons réunis auprès de cette rivière si peu fréquentée que nous atteignons en partant de l’hôtel un beau matin, alors que nous sommes en vacances perpétuelles, en ce mois d’été à la fois chaud certains jours et humides à d’autres, nous prenons cette départementale qui nous y emmènent. Quelques kilomètres plus loin, il y a ce petit parking naturel où nous nous garons. Pas d’autres voitures n’y stationnent. Entre les arbres s’ouvre un chemin qui est peu visible de la route. Chargés des sacs à pique-nique, nous le descendons tranquillement, parfois avec prudence, car la pente est raide par endroits, et nous atteignons le bord de la rivière. Il faut la longer pour trouver un emplacement pour s’installer pour la journée. Nous déplions les plaids sur la terre légèrement fraîche de la rosée du matin, ouvrons les chaises pliantes qui ont déjà bien vécu, mettons les bouteilles au frais d’un creux de la rivière… et pendant que mon père a déjà déplié sa canne à pèche, celle qui est téléscopique, de couleur marron clair, déjà prête pour que l’appât se retrouve au bout de l’hameçon, et déjà, en amont, mon père la lance et la laisse parcourir la dizaine de mètres de parcours en la surveillant d’un oeil affuté. Il n’est pas proche de nous, il a descendu une vingtaine de mètres pour trouver son coin, car c’est un bon pécheur qui choisit son emplacement. Quelques insectes virevoltent. Ma mère a sorti sa radio et mis le plus bas possible. Car le silence est d’or. Moi, je ferais surement un balade en remontant des sentiers un peu en amont… Un peu plus tard, je lirais ma bande-dessinée, échangerait quelques paroles avec ma mère, avec ma soeur.
Un jour nous serons quatre, réunis au bord de cette rivière où le soleil perce par endroits, où les ombres et les lumières changent au fur et à mesure que la journée s’écoule…
Pour le moment, seul mon père s’y rend en toute liberté. Nous ne l’avons pas rejoint dans le souvenir.
Ma fille, un jour, j’espère que tu imagineras cette scène, en souvenir de mes parents, de moi et de ma soeur, quand nous t’aurons laissée à ta vie terrestre.
Non, ne soit pas triste. Je sais que tu n’aimerais pas lire ces lignes. Pourtant, elles m’ont traversé l’esprit ce matin et, sans trop de détails, je les ai écrites.
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ou de la mue qui a plusieurs étapes de notre vie s’empare de nous, comme par exemple celle qui est la mienne en ce moment où je perds ma peau de père auprès de ma fille qui, par sa propre mue, se détache de moi… Ce sont des périodes à la fois merveilleuse et parfois difficile, comme celle-ci qui me ramène à mon statut d’homme (célibataire pour le moment)… Mais je suis un peu comme cela, moins je suis vu, plus je vois le monde qui m’entoure… Un solitaire j’étais étant jeune, même si j’avais à l’époque des copains et des copines, des relations familiales plus fréquentes que maintenant, à plus de 50 ans, dans cette société individualiste, où les sites de rencontres regorgent de pièges et dans lesquels je ne veux pas tomber…
Je suis un homme qui a besoin du réel pour communiquer, par de cette fenêtre que sont les sites de rencontres… Je ne suis pas à l’aise avec ça…
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…qui après un bon repas dans une charmante demeure en pleine campagne s’est mis à imaginer les multiples morts qui sont le lot de chacun, mourir d’une crise cardiaque, mourir d’une longue maladie invalidante, mourir d’un mauvaise chute à pied, mourir en tombant d’une falaise, mourir dans sa voiture alors qu’un camion s’est couché sur lui, mourir très vieux, avec sa canne, en l’espace d’une seconde, dans une allée verdoyante au sein d’un beau parc, mourir d’une balle perdue dans une rue de sa ville, mourir en s’étranglant avec un aliment mal mâché, mourir dans une glissade avec sa moto… mourir de rire, mourir seul dans un endroit lugubre, mourir à la table d’amis qui vous ont invités, mourir un dimanche pluvieux, mourir après avoir perdu tous ses proches, même ses enfants, mourir le sourire aux lèvres dans un dernier ricanement, mourir dans son lit, les bras en croix, en sentant juste qu’il est temps de partir, mourir au travail en tombant raide sur son clavier, mourir d’ennui dans une soirée people, mourir très maigre dans les bras d’une belle femme parfaite et aimante… mourir la queue raide, mourir dans un orgasme, mourir en se disant qu’il a fait son temps, que ce sera aussi bien après qu’avant, mourir en souhaitant ne pas être retrouver, mourir en s’enfonçant dans la terre, devenant introuvable, invisible, inexistant… Mourir sans pleurer, sans peur… Mourir sans avoir existé, ne laissant rien derrière lui… Mourir le cul sale… Mourir dans l’apocalypse du type qui a appuyé sur le bouton, mourir dans une expérience médicale qui tourne mal, mourir sans y penser, mourir en même temps que son amour de jeunesse, mourir en pensant à la réincarnation… Mourir à la fin des temps, mourir en écoutant sa musique préféré, la chanson de Sarah chantée par Reggiani, mourir dans un orgasme, mourir en regardant son petit fils lui sourire, mourir à la vue de tous et disparaître comme un fantôme… mourir sous le couteau d’un psychopathe sans âme…sauvagement… inexplicablement… injustement… Mourir loin de chez lui… Mourir au fond des océans… et devenir poisson… Mourir sans avoir mal au ventre… Mourir après avoir poser un magnifique coup de pinceau sur une belle feuille blanche…
Mais il me disait qu’il préfèrerait mourir dans une belle clairière, au printemps, assis à contempler des papillons, le bas du pantalon humide de la rosée du matin, les cris des oiseaux autour de lui, la plupart cachés dans les arbres à quelques mètres de lui, un léger frisson lui parcourant l’échine, sans l’avoir dit à quiconque, et se sentir partir en douceur, s’allonger de son long dans l’herbe odorante, écarter les bras et après une profonde inspiration, pousser un dernier soupir très court.
Pour l’instant, heureusement, il veut vivre, même simplement…
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qu’elle a eu ce jour, cette petite chose qui tenait dans le creux de ma main comme l’image célèbre de Brazelton qui le faisait il y a bien longtemps. A la période de l’adolescence, je retiens surtout en ce moment sa recherche, donc son opposition à son père et à sa mère. Malgré ma séparation avec Elle, nous avons fêté avec très peu de gens ce moment symbolique… Le père, la mère, la fille, ensemble quelques heures…
Et cette petite phrase que me sort ma fille à chaque occasion pour couper court au dialogue… : Ouais, je sais…
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et non de la plus belle ! Dans une chanson, il est dit : La Terre était un jardin… Quand on pense à ce qui est conservé dans les caves et dans les greniers, dans les placards, objets ou vêtements qui ne servent plus ou si peu, si on mettait demain nos déchets dans la rue, cela donnerait quoi ? Je lisais à l’instant que beaucoup de nos vieilles voitures partent pour d’autres pays où elles ont une seconde vie en quittant le territoire… C’est donc souvent dans les pays du Magreb ou d’Europe de l’Est que nos vieilles voitures finissent leur vie et deviennent épaves.
Je ne comprendrais jamais pourquoi nos déchets ont fini dans des décharges plutôt que d’être recycler… Pourquoi, comme j’ai du déjà le dire, l’engagement n’a pas été prit depuis les années 70 que l’environnement soit protégé des rejets de nos usines, que nos rivières et nos terres sans oublier l’air soient préservés dès le début… Sans parler donc de ce que notre corps est devenu avec l’absorption de tas de conservateurs et à manger des produits alimentaires pollués dès le début des cultures… Alors, quand mangerais-je un bon saucisson ? Un vrai de vrai.
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Bien sûr, j’ai emprunté ce terme à Boris Cyrulnik… Dans un de ces livres, il écrit : “La résilience, c’est “le ressort intime face aux coups de l’existence”. Et c’est à ça que je pense, que de survivre n’est pas réservé aux survivants des camps de la Mort lors des déportations des juifs durant la seconde guerre mondiale… Non, à l’heure actuelle, hier, il y a dix ans, des individus sont entrés en résilience au quotidien et je sais maintenant que pour moi aussi, un peu chaque jour, je fais dans la résilience… Mon quotidien me met à l’épreuve de survivre à des tas de conflits ou de luttes pour tenter de rester entier, à l’écoute, ouvert à moi-même…
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…qu’on m’a vendu le jour où j’ai commencé à travailler il y a trente ans… C’était un point imprécis à ce moment-là. Aujourd’hui, j’en sais plus, cette étape de notre vie fait débat, et à défaut de justice et d’égalité dans les retraites des uns et des autres, c’est surtout de m’imaginer à 62 ans dans quel état je serais pour en profiter. C’est plus la précarité actuelle qui me pose soucis, l’avènement de l’informatique qui a chamboulé mon métier de graphiste… dans l’édition… C’est déjà depuis de nombreuses années la pression exercée par le manque de travail et le fait qu’il soit mal payé, et de moins en moins bien considéré… On est plus esclave. Et vu le coût de la vie, dans quelle précarité serons-nous ? Nos proches auront pour la plupart disparu, et nous serons à notre tour face au mur. Vivre et laisser mourir.
Si ce que nous achetons est en majeure partie fabriqué dans d’autres pays, comment s’en sortir. Mon pays s’appauvrit. La solidarité est un vain mot. Déjà, à l’heure actuelle, je suis à deux doigts de basculer dans l’ennui vu les conditions de travail qui sont les miennes. Et je pense à ceux qui ont si peu de travail ou plus du tout. J’ai vécu plusieurs périodes de chômage et je ne pense pas que cela sera si reposant d’en vivre de nouvelles.
Alors, dois-je me mettre du coté de ceux qui ne se font pas aucun souci ?
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Partout, dans chaque produit, on est en droit de se poser la question de sa composition. Et il est frappant de voir que souvent les émissions intéressantes passent à des heures tardives… Il est marquant aussi de voir le nombre de films sur la fin du monde ou d’horreur ou de zombies qui ont été réalisé ces dernières années. La peur. La solitude. Le dernier film en date que j’ai vu, c’est Carriers et c’était pas trop mal… Je verrais “La route” un de ces jours…
Oui, nous sommes infectés… Dehors dedans… Et moi, puis-je demander à mon médecin de faire une recherche sur les métaux lourds que j’ai dans le corps ?
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de ces petites choses que j’ai faites en croyant qu’elles auraient de l’importance, une importance durable, qu’elles se verraient de loin et de près… alors que je sais très bien qu’elles n’avaient d’importance que le fait d’être vécu au moment présent. Quid de mes dessins fait à droite à gauche, je ne suis ni écrivain, ni poète, ni chanteur, ni scientifique… Je ne suis qu’un homme ordinaire. Ma vie et ma mort seront ordinaires. Alors, tant que je serais en vie, je penserais à mon père, au bord de cette rivière en contrebas de la route de campagne, en train d’amorcer sa canne à pèche et de la lancer dans le courant… Voilà un exemple. Une petite chose.
Et quand on n’a plus l’Amour, à donner en partage,… A part l’homme ordinaire, même mon rôle de père se réduit à une peau de chagrin… Je m’accroche à la cigarette comme à ma dernière amante mortelle, comme tant d’autres choses d’ailleurs… Ce qui nous tue nous empêche de vivre. Mais comment vivre dans ce monde… surtout quand on reçoit des courriers pour vous demander de l’argent pour telle ou telle cause, comme payer une prothèse à un enfant qui a marché sur une mine anti-personnelle (quel nom !) dans tel ou tel pays… Au delà du drame humain, ils y a les marchands, et leurs actionnaires… Donc quand je reçois ce genre de courrier, belle enveloppe remplie d’enveloppes personnalisées et de papier à entête, je suis un peu agacé par les dépenses engagées et j’ai eu envie de retourner l’enveloppe pré-affranchie pour exprimer mon désaccord, sauf qu’au dos de la dite enveloppe, il y a marqué “merci d’utiliser cette enveloppe uniquement pour renvoyer votre don”. Je ne vais donc pas renvoyer ma désapprobation. Trop de gens doivent le faire. Oh, ce n’est pas le premier courrier que je reçois de ce genre, il y en a eu d’autres avant, et j’en recevrais encore. Mais trop c’est trop en terme de gâchis… Ces oeuvres de bienfaisance sont avant tout devenues des sociétés très lucratives. On sait qu’une infime partie de l’argent versé ira vraiment dans la dite prothèse ou autre ouvrage humanitaire.
J’ai donné, mais je ne donne plus depuis longtemps, tout cela à cause en partie des scandales qui ont été mis à jour ces dernières années.
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…de quelques lignes lues sur le net et qui s’accordent parfaitement avec ce que je pense de l’amour et de son contenant. Je cite donc des lignes qui ne sont pas de moi… Merci aux auteurs.
« Mais pourquoi restes-tu avec lui (avec elle) ? » Combien de fois avons-nous posé cette question à nos amis enlisés dans des histoires douloureuses ? Combien de fois nous sommes-nous demandés ce qui les poussait à persévérer dans des relations insatisfaisantes ? Non, c’est sûr, ce n’est pas ça, l’amour. Qu’est-ce que c’est, alors ? Un sentiment qui nous rendrait immuablement heureux ?
Certainement pas, nous dit la psychanalyse. L’amour, le « vrai », n’a rien à voir avec la sérénité. Même après le cap de la fusion des débuts, et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’amour, ce n’est pas pépère; ça chavire, ça secoue, ça nous lie mystérieusement à l’autre dans une épopée qui échappe à toute rationalité. Exploration de quelques signes révélateurs.
L’amour est un mystère pour ceux qui le vivent, un mystère pour ceux qui le regardent. Nous constatons, mais nous ne comprenons pas. Pourquoi ? Parce que ce qui nous lie à l’autre est inexplicable. Aimer vraiment, c’est aller vers quelqu’un, non pas seulement pour son image (sa beauté, sa ressemblance avec tel ou tel), ni pour ce qu’il symbolise (un père, une mère, le pouvoir, l’argent), mais pour son secret. Ce secret que nous ne savons pas nommer, et qui va rencontrer le nôtre : un manque ressenti depuis l’enfance, une souffrance singulière, indéfinissable. « L’amour s’adresse à notre part d’inconnu, explique le psychanalyste Patrick Lambouley.
Il y a un vide en nous qui peut causer notre perte, nous pousser à nous tuer. Eh bien, l’amour, c’est la rencontre de deux blessures, de deux failles, le partage avec quelqu’un de ce qui nous manque radicalement et que l’on ne pourra jamais dire. » L’amour vrai, ce n’est pas « Montre-moi ce que tu as » ou « Donne-moi ce que tu as pour combler ce qui me manque », mais plutôt « J’aime la manière dont tu essaies de guérir, ta cicatrice me plaît ».
Rien à voir avec l’hypothèse de la « moitié d’orange », déclinaison du Banquet de Platon (LGF, “Le Livre de poche”, 2008), qui nous voudrait incomplets parce que coupés en deux. L’amour nous rendrait alors « un » et heureux ! « C’est la cause de la faillite forcée de bien des couples, observe Patrick Lambouley. Quand certains s’aperçoivent qu’ils ressentent encore une insatisfaction, ils s’imaginent que c’est parce qu’ils n’ont pas trouvé l’homme ou la femme qu’il leur “fallait”, et qu’ils doivent en changer. Ce n’est évidemment pas le cas. » Aimer vraiment, c’est dire à l’autre : « Tu m’intéresses. »
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Il s’agit de “L’autre”, un roman de Andrée Chedid, que j’avais découvert sans le lire en visionnant le film de Bernard Giraudeau, tourné il y a bien des années et que mon thérapeute m’avait invité à regarder. Le roman est excellent, d’une symbolique extraordinaire… L’histoire autour d’un vieil homme qui se bât pour faire admettre que l’autre existe bien sous les décombres d’un hôtel écroulé suite à un tremblement de terre… et du dialogue fort qui s’installe entre les deux hommes qui ne se connaissent pas, à part pour s’être vus à bonne distance quelques secondes par un échange de regard juste avant le tremblement de terre. Je ne parlerais de cette fin “merveilleuse” qui clôture le livre, mais c’est vraiment très fort.
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qui me fait penser à ce film tout à fait excellent que j’ai vu étant jeune : Le déclin de l’empire américain. Tout un symbole. Au lieu d’aller vers le mieux, comme la vieillesse qui nous tient et ne nous lâche pas, alors que j’ai franchi la cinquantaine comme un virage à angle droit, sans pouvoir faire machine arrière, sans pouvoir basculer vers ces clichés lié au monde du travail et au domaine de l’amour… En me retrouvant seul il y a 4 ans, je ne savais pas que j’aurais autant à souffrir de cette poussée inexorable, et de voir cette évolution humaine et aussi personnelle sous un angle si cruel… Toute cette fragilité, qui n’est pas une fatalité, mais qui est là, bien présente, chaque jour qui passe, toutes ces incertitudes liées au travail, donc à l’argent nécessaire pour vivre, et malgré les joies, malgré les efforts, malgré cette dignité à laquelle on a droit, malgré ces bonnes actions, le monde s’effrite dedans et dehors… Je ne suis plus un homme pour ma fille, je suis un vieux père… et ce n’est pas agréable à vivre, comme pour elle, il n’est pas facile de vivre l’approche de ses 20 ans…
Mais qu’est-ce que j’ai fait ou pas fait pour que le monde soit autant sur le déclin ? Et malgré le modernisme, l’informatisation à outrance, pourquoi les légumes sont-ils devenus si mauvais et si chers ? Ce n’est pas un amalgame que je fais là… Souvent dans mes phrases se retrouvent, liés pelle-mêle, des mots différents ? Car tout est lié… L’effet papillon est présent à chaque instant… Et la France, via son gouvernement, franchit en ce moment sur le sujet des renvois de roms vers d’autres pays un cap inacceptable…
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quand on écoute les actualités, et surtout le discours des hommes politiques…
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qui permettrait de ralentir l’évolution de la folie des hommes au sein d’un monde en pleine déconfiture liée à ses agissements mal gérés, où ils inventent des modes de vie contraignants, où ils déforestent la planète comme on s’épile les jambes, empilent leurs ordures de n’importe quelle manière et n’importe où, polluent sans vergogne, deviennent fou de perdre leur travail ou d’avoir eu à travailler comme des esclaves pour finir avec presque rien et seul, sans mots dires, sans échappatoire, avec des alternatives jamais mises en place, et en cette année 2010, le bilan est lourd, la plupart des pays sont la proie de l’élimination des opposants aux régimes en place, les psychopathes deviennent légion et font les unes des journaux ou des brèves sur internet, les manifestations sont réprimées dans le sang, les enfants meurent toujours de faim, les coulées de boue se régalent de la déforestation intensive, et la question se pose :
Comment arrêter cette folie qui se répand sur Terre comme un “virus” anodin ? Comment mettre un frein aux mauvaises actions des hommes ? Pourquoi l’humain est-il muet et aveugle ? Si inefficace ? Si soumis ?
Et moi, à mon “départ”, que vais-je laisser derrière moi ? Des tas de déchets à recycler… c’est à peu près sûr. Des souvenirs dans la tête de mes proches ? Pas très longtemps. Une marque indélébile ? Sûrement pas. J’ai parfois oublié de vivre, et ça, c’est le plus embêtant… pour laisser une trace. Par contre, à certains niveaux, j’ai vécu pour comprendre… et ça, ça me plaît bien.
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celle qui, comme une histoire d’horreur, voit des phénomènes inexpliqués se produire… Imaginez ! D’un seul coup, par un coup du sort incontrôlable, on nous enlève les supermarchés, les routes goudronnées, les moyens de transport collectif, l’eau potable, la monnaie, une terre saine où la culture des légumes devient impossible, imaginez, forcez vous à tout perdre, à retourner en haillons le loin de routes détrempées, à voir vos maisons s’écrouler, à ne plus connaître le goût d’un bon alcool, à ne plus avoir de cigarettes, à avoir mal partout et à ne plus pouvoir échapper à cette souffrance permanente de vos articulations, à perdre vos enfants, envolés, disparus, à ne plus être père ou mère…
L’action des hommes depuis des générations nous y préparent, tranquillement, et personne ne peut se sortir de ce bain de boue qu’est l’action des gouvernements. Beaucoup d’éléments, d’actions, nous préparent à vivre cela.
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qui fait de nos vies un emprisonnement amidonné, et qui sous couvert de démocratie tente chaque jour de faire de nous des limaces fascinées par l’image et l’information incomplète.
Mais qui gouverne ? Les gouvernements, les industriels (largement responsables de la dégradation de l’environnement et de nos choix très limités pour ne pas trop polluer la planète ? Ou notre manque d’action, de réaction, d’interrogation sur notre pouvoir de citoyen au sein d’un pays dont nous subissons les rêgles dictées à la convenance par ces hommes rigides avides du pouvoir et drogués par l’argent que l’on prend aux autres pour en profiter… Une minorité d’hypocrites qui nous font vivre beaucoup trop d’inquiétudes ? La libre expression ? Elle n’existe presque plus…
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de son contenant, de cette singularité associée à l’image du touriste plus qu’à celle de voyageur et du découvreur… de lieux, de sens, d’odeur, de liberté, de joie… et non d’artifices et de pièges à cons. Bref, les vacances, est-ce vraiment le rêve ? Une réussite assurée ? Un moment de détente ? Ou une galère annoncée ?
Certes, je ne m’attarderais pas sur les bienfaits de changer d’air, d’être heureux ailleurs, d’être à deux ou en famille, d’avoir louer une simple maison paumée en pleine campagne, avec que les sons de la nature comme bruit de fond, de monter un sentier qui vous mène dans un petit village crétois, sac sur le dos, gourde en bandouillière…
Aussi loin que je me souvienne, j’ai vécu des vacances traditionnelles, petit avec mes parents et en famille, chez mes tantes ou sur le lieu de vacances des parents de ma mère, en Lozère… les grands-parents en camping le long d’un cours d’eau, nous, mes parents, ma soeur et moi, en pension complète dans un hôtel familiale à quelques centaines de mètres du dit camping. Pendant de nombreuses années, au mois d’août, pendant deux à trois semaines, c’était balades, pêche, pétanque, piscine… Puis est arrivé l’époque où je suis parti en vacances avec des copains, rarement dans la maison familiale d’un des copains, mais plutôt en vadrouille aux quatre coins de France ou à l’étranger… A l’inverse de mes parents qui prenaient leurs vacances au même endroit, la Lozère, moi, j’ai multiplié les expériences nature. Pendant quelques années, ce fut bien sûr camping sauvage (on demandait la permission aux paysans des régions que nous traversions) et on était au calme. Sans vraiment de moyens ou avec peu de ressources, c’était agréable… Tout simplement. Puis, il y a eu des voyages où nous travaillons toute l’année à faire des petits boulots pour nous les payer… Israël, la Norvège, l’Espagne, et quelques autres pays traversés, autant d’étapes singulières…
Une fois en couple, il y a eu la Crète, la Grèce, la Suisse… Et en France ce fut surtout des réservations de chambres dans des gîtes, des gîtes ruraux, des appartements qu’on nous a prêté… Puis, lors de ma seconde vie, chambres d’hôtes, location de maison, de studio, à chaque fois avec le soucis d’échapper le plus possible à la foule, aux plages surpeuplées…
Souvent, je me suis arrangé pour partir en dehors des grands départs, par les petites routes, avec parfois une étape improvisée, et pour une fois sur place, profiter des bons conseils des propriétaires pour apprécier les bons restaurants… Tout ne fut pas réussite… Ce qui fut plaisant ce fut des stages de Shiatsu, de Taï Chi Chuan dans des campagnes reculées, des sites magnifiques… Ça, ce fut du bonheur…
La dernière fois que je peux dire que je suis parti en vacances, c’est en 2006, vers la fin juillet, ma fille étant chez ses petits cousins, j’ai pris une chambre d’hôte dans une maison dans le Limousin… J’y ai revu une ancienne amie avec laquelle j’avais pratiqué le Taï Chi à Chinagora, entre 2000 et 2004… mais à part ça, c’est une région assez désertée, ne laissant que les vieux sur place, comme si le reste de la population avait fuit vers les plages; vers le littoral… Une semaine avec e grands moments de solitude… Je venais de me séparer de la mère de ma fille… J’étais mal dans ma solitude… et parfois bien… Des vacances en yoyo. Depuis, pas de vacances faute de moyens, car cela coûte chère les vacances et je ne suis pas du genre à économiser une année pour aller dans un club ou dans un village vacances… Oh non !
Vous voyez une plage bondée ? Ne m’y cherchez pas, je n’y suis pas… Pour ma fille, nous avions fait Les sables d’Olonnes, mais c’est bien tout… Le dernier grand voyage ? L’île de la Réunion, ma soeur étant avec son mari là-bas, et ses enfants, petits à cette époque là, en 1996… Mais nous n’avions pas beaucoup bougé, le mari travaillant à cette époque là, et nous n’avions pas de véhicule, et à part une location d’une voiture pour une journée et pour faire le tour de l’île, nous avions goûté la convivialité de quelques jours sur une plage privé (un camp privé) appartenant à l’armée, ce fut plutôt cool. L’année où j’ai failli me séparer de ma femme, enfin, de mon ex.
Ne me cherchez pas dans les centres de loisirs aquatiques… On en a fait un peu pour ma fille, mais très peu. Car les vacances, cela peut être fatiguant… Des centaines de kilomètres de route en voiture, des bouchons pour rentrer ou sortir d’un endroit touristique, des courses dans des supermarchés une à deux fois par semaine, des recherches de chambres d’hôtes quand on est parti sans rien réserver… Des heures et des heures où le rythme de chacun s’avère différents… D’ailleurs, les vacances entre amis, des vacances en famille, ce n’est pas toujours des réussites… Chaque individu est enclin à des envies qui lui sont propres…
Ne me cherchez pas dans les boîtes de nuit… Je n’y suis pas, ce qui ne veut pas dire que j’en ai pas fait quelques unes… mais si peu. Celle de Annecy, en bord du lac, me laisse un bon souvenir… Oh, bien sûr, il m’est arrivé d’aller prendre un pot dans un bord de mer bondé de badauds aux tenues voyantes, mais là encore, ce fut très rare.
Ne me cherchez pas à l’intérieur d’un car de tourisme ! J’ai du faire un trajet vers la Belgique ou Amsterdam, une fois…
Bref, entre 20 et 30 ans, ce fut varié, entre amis ou en famille, un peu partout en Europe et dans quelques destinations comme la Grèce que j’affectionne, allez savoir pourquoi… Puis, à partir de 1989, ce fut ma propre famille qui voyagea et surtout en France, notre fille étant née en 1990… Et là, nous avons bien sillonné la France, même si cela laisse peu de souvenirs à ma fille, trop petite pour en profiter. Tiens, je vous mets un petit peu du Best of des Bronski Beat… Vous vous souvenez ?
Ce que j’aurais pu faire si j’avais l’argent pour le faire ? Des stages de photographie avec un petit groupe de gens que je ne connais pas mais avec lequel je partage la même passion… Des retraites dans des monastères français… Bref, beaucoup de campagne, des vacances en dehors des périodes de vacances scolaires comme je les prenais entre 20 et 30 ans en allant voir un pote qui vivait sur une île de Bretagne… par exemple. Excellent souvenir aussi.
Ne me cherchez sur les Champs-Elysés ! Je n’y suis pas. Bon, vous avez pu vous apercevoir que je suis un solitaire… Ce qui ne m’empêche pas d’avoir des tas de désirs, mais composés de choses simples… Je ne suis pas un flambeur, un Don Juan qui prend le soleil comme un lézard, un m’as-tu vu qui exhibe ses pectoraux (que je n’ai plus), un homme de grande route (coincé dans des kilomètres de bouchons et une voiture surchargée) mais plutôt un homme de chemin tranquille.
Souvent, si nous étions en France, et que nous avions pris une location pour quelques semaines, comment se déroulait une journée type ? On se levait le matin (après avoir dormi dans un lit au matelas trop mou), réveillé par les enfants (dans le cas où nous étions avec des amis, la riche idée, les vacances à deux familles), on préparait le déjeuner, puis fallait faire la vaisselle, puis on se décidait pour faire un saut au marché (malgré le gros plein de victuailles du premier jour d’arrivée fait au supermarché du coin, des courses journalières étaient fréquentes), on revenait pour préparer à manger (accompagnés par les guêpes) avant de se décider l’après-midi pour aller visiter un site pittoresque et peut-être d’y acheter un souvenir, tout en prenant des photos de rues ou de vallée verdoyantes dont on se souviendrait à peine du nom un an plus tard… Puis on rentrait pour finir par des jeux ou de la lecture avant de dîner et de se faire bouffer par les moustiques… ces derniers nous accompagnant la nuit, nous obligeant à nous badigeonner de crème pour nous protéger des piqures mais pas du bruit… Je ne parle pas du coût des vacances, c’est souvent assez chère. Et la question du retour, des centaines de kilomètres de route encombrées… encore un cliché comme j’ai du mal à m’y retrouver…
Les vacances, à l’heure d’aujourd’hui, sont préfabriquées à un point qui m’indispose beaucoup. Difficile de passer des vacances tranquilles et originales… Tout cela pour dire que de ne pas avoir d’argent pour partir m’a évité cette année bien des “répétitions” de comportements et de taches… Autant rester chez soi comme je l’ai fait, à profiter des beaux jours pour entretenir la maison, ce qui m’ a été gratifiant. Bon, l’été c’est “mort” dans les petites villes… et on a vu peu d’amis.
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L’amour… Pourquoi est-il si difficile à vivre dans la continuité, pourquoi après des millénaires depuis que l’homme est apparu, il est à chaque naissance le challenge le plus difficile à stabiliser dans un processus de partage et de compréhension ? Bien sûr l’amour est un vaste domaine, fait de tellement de ramifications existentielles que l’on s’y perd plus que le fait de s’y retrouver dans une position stable…
J’aimerais retrouver l’amour pour une femme, me sentir complice et dans l’attirance sans tomber dans la perdition des échecs… mais l’homme et la femme sont et resterons des personnages incomplets qui rendent l’amour plein de joies et de tourments.
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J’ai encore rêvé d’elle… Cela vous rappelle une chanson ? Cette nuit encore, je me trouvais dans un endroit sans beaucoup d’espace à plus de quelques mètres de la grande maison où je progressais d’une démarche lente et interrogative, dans les situations les plus étranges que me renvoyait ce lieu… Il y avait du monde, des couples que je n’ai pas revu depuis des siècles, des proches qui ont fait partie de ma vie il y a quelques années, des inconnus, et au hasard d’une chambre où elle logeait, cette si jeune inconnue croisait mon chemin, nos gestes se frôlaient, notre apparence était équivoque, notre attirance certaine, et nos corps parfois nus se touchaient avec délicatesse. Je n’étais plus si jeune pour oser, sauf en rêve, prétendre l’approcher, mais le désir dans cette maison palpitait dans chaque recoin, et j’étais fou d’un sentiment de toucher qui rendait nos rencontres aériennes et pures de tous préjugées. Nous étions libres, à la fois proches et jamais complètement ensemble. Je le savais, c’est ma projection qui limitait le contact, mais le peu que nous avons partagé avant de provoquer mon réveil dans la peau d’un pauvre chien errant en dehors des sentiers de…
L’amour fait défaut à ma vie. Son absence est comme une brûlure qui me plonge dans mon enfer quotidien… Au réveil, ce matin, j’ai gardé dans ma tête l’empreinte de cette belle et jeune ingénue au corps et au coeur de mes attentes.
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…sur un site de rencontres… alors que j’ai appris qu’autour de moi, c’est par ce support que des relations sont passées pour partager et découvrir leur nouvelle moitié comme on dit… Il y a bien sûr Facebook qui permet de retrouver des personnes, d’anciennes amies dans mon cas, mais si la personne n’a pas gardé son nom de jeune fille, cela ne donne pas de résultats…
Pour en revenir à ce site, j’avoue être un peu déconcerté, car l’expérience sentimentale qui est la mienne me laisse un peu dubitatif… Entre le début, le milieu et la fin, il y a une vie où l’on s’apprend soi-même et où l’on apprend l’autre… Autant je pense avoir été trop loin dans la solitude, autant, à mon âge, je suis moins gracieux qu’à 20 ou 30 ans… J’ai donc des résistances à franchir… et je sens bien que je ne veux pas d’un certain nombre de choses, ne pas revivre un certain nombre de choses, d’être atypique dans mon comportement et dans ce qui me plaît… J’ai un enfant qui est une ado, pas facile à vivre, autant solitaire que moi, et l’argent est un peu aussi le nerf de la guerre. Ma réalité ne correspond pas aux fantasmes de ces dames à la recherche de l’homme qu’elle désire, avec l’homme qu’elles ont perdu dans leurs bagages, avec leurs enfants… Je ne désire pas trop me réinvestir… dans une vie aussi pesante que celle que je viens de vivre. Je ne me sens pas accro au désir de l’autre, mais il est sûr qu’Elle me manque, cette inconnue avec laquelle j’aimerais partager malgré tout des moments de partage et de complicité, de la joie et du bonheur plutôt que cette solitude dans mon rôle de père célibataire.
Je vois bien que ma présentation écrite n’est pas une réussite… Bancale pour le moment. En plus, je n’aime pas trop montrer des photos de moi… Et, à la lecture du texte qui accompagne les “mauvaises” photos de ces dames, je sens que je ne suis pas le seul à avoir de la souffrance derrière le désir, et je sens bien, comme le nez au milieu de la figure, que le rêve se mêle au fantasme… que si on a vécu du bon et du mauvais, de la joie, de l’amour et de la peine, cela peut se reproduire.
Des amis, autour de moi, ont fait le choix de vivre seul(e) et d’avoir des relations épisodiques… pour garder cette liberté retrouvée, avec,par exemple, ces non-envies qui sont les miennes mais qui sont au coeur des désirs des autres…
Alors, comment faire ? Je connais le prix de ce que j’ai du payer pour vivre en couple et en famille… Je connais mes défauts, et je sais que nul n’en n’est exempt. J’aime ce qui est naturel, qui se fait sur le chemin que l’on parcourt… sur le chemin de la vie.
Deux semaines plus tard, la moisson n’est pas fameuse, à la hauteur de ce que je donne dans mon descriptif, archi conventionnel la première fois, amélioré depuis, mais le coeur n’y est pas… Le virtuel pour les rencontres se base trop sur les images fixes, de mauvaise qualité, des propos de personnes qui cherchent ce que je ne suis pas… En plus je déploie autant de charme qu’une huitre triste, ce qui n’aide pas…
Oh, je ne désespère pas… mais le temps passe, et comme me disait un homme de 70 ans, la libido s’étiole. En plus, on sens que beaucoup de femmes attendent le prince charmant, ce que je ne suis pas. Ça ne peut pas le faire. Il me faut des sensations honnêtes pour être séduit… Et une femme de 50 ans n’est plus une femme de 25 ans, et la compensation par le sexe ou la séduction de bas étage, c’est pas mon truc.
Bref, pas de séduction véritable en vue.
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qui me fait trop boire et trop fumer, qui fait que cet été passe trop vite, trop chaud parfois, trop gris certains matins, de cet ennui au boulot qu’il me faut surpasser, de ces petites joies qui ne forment pas une grande joie permanente.
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et du fait d’y passer un certain temps, de surfer sur des pages où la publicité dont je me passerai volontiers est de plus en plus présente. Et aussi du piratage dont nous sommes de plus en plus la cible… Une de mes adresses mail, un compte poubelle je dois l’avouer a été détourné. Heureusement, peu de contacts. J’ai eu plaisir à la supprimer, car elle était la proie de dizaines de mails parasites… Cela m’a obligé à en créer une autre, ailleurs, à faire des mises à jour (une adresse mail étant obligatoire) et cela rappelle à notre bon souvenir qu’il faut parfois en changer, et surtout en changer le mot de passe. Cela n’empêchera pas les petits malins de se faire plaisir en hackant ici et là, volontairement ou au hasard, nos comptes et nos ordinateurs…
D’où l’intérêt de ne pas trop laisser d’infos trop perso sur les sites. Et de ne pas oublier qu’on nous fait passer beaucoup de temps devant l”image”, donc d’éteindre télé et ordi le plus souvent possible…
C’est aussi pour cette raison que je me suis fabriqué mes petits sites perso sans aucune pub, proprement et simplement.
Et je n’oublie pas de faire des sauvegardes.
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en moto, en rentrant chez moi, sûrement une plaque d’huile ou du verglas de la fin des Saints de glace…
Ouille, j’ai mal… et un arrêt de huit jours.
Maj : Petite prolongation et je reprendrais le boulot mardi… Ce matin, j’avais très mal… mais cela s’estompe un peu. Ouf. Mais comme c’est aussi les nerfs qui passent le long de la cuisse qui ont été touché, j’ai encore mal et j’aurais mal un certain temps.
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celles qui apparaissent au petit matin, progressivement, alors que l’on ouvre les yeux au réveil et qu’on navigue aussitôt dans les méandres des activités de la veille, ou d’autres choses qui fustigent leur essence dans notre esprit dans des activités mémorielles et ce matin, pour moi, c’était “Sauve qui peut”, suite au déménagement d’un ami hier, un peu dans la difficulté car il passait d’une maison gigantesque, un peu une église dans sa forme (on aurait pu mettre une croix sur la façade coté rue), comme si des individus, des membres d’une famille présentement qui monte en haut du clocher pour ensuite sauter dans leur nouvelle vie. J’étais en mon fort intérieur bousculé par ce qui va bientôt nous arriver, à ma fille et à moi, de passer d’une maison à un appartement plus petit, où chaque élément n’est plus en harmonie avec l’espace désormais consacré… Trop de choses, trop de biens matériels inutiles, me laissant en fin de journée désemparé sur ce que je devais faire de mes affaires…
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celle qui pendant longtemps fut une relation presque exclusive pour pas mal de couples, la religion ayant largement contribuée à cet état de fait, une relation unique pour l’essentiel de la vie, une vie de famille qui perdure sur plusieurs décennies, j’en viens à penser que la tendance à vouloir vivre plusieurs vies a explosé ces dernières années, avec des mots que j’ai entendus à plusieurs reprises, “J’en ai marre, je veux être libre”, “C’est comme une seconde jeunesse, je me sens comme un(e) ado”…
Tu avais pourtant promis de ne jamais m’oublier… Est-ce le cas ?
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qui permet la libre expression. L’autre jour, j’ai rencontré un type, dans une ville que je connaissais à peine, dans un café que je fréquentais pour la première fois… Il m’a dit s’appeler Harold Lloyd, et j’ai tiqué – avec une pointe de sourire à la commissure des lèvres -, sans plus, il avait droit à son anonymat et j’ai, tout en sirotant mon café brûlant, prêté au départ une oreille filtrante à son monologue. Il me disait, à brûle pour point, avoir écrit un livre qui n’avait jamais été publié, et qu’il en était content, de le savoir au fond d’un tiroir de sa petite chambre, de son deux pièces en résidence dans la banlieue proche de la ville où j’avais fait halte. Je restais silencieux, mais à l’écoute, comme j’aime l’être. Il poursuivit en me confiant qu’il avait rencontré en imaginaire des hommes politiques qui s’étaient avérés de fieffés menteurs, et qu’ils lui avaient avoué ne pas s’en cacher entre eux, que l’écologie, c’était le cadet des soucis de la plupart des gens et des industriels, surtout ces derniers, conscients dés le premier jour de la nécessité de ne pas rejeter leurs déchets dans les rivières ou dans l’air, et que cela datait de plus de 50 ans… Ils se passent la consigne, me dit-il sans baisser le ton de sa voix… Et il ajoute : Payer un produit très cher surtout à cause de l’emballage, c’est une invraisemblance, un gâchis… Moi, j’achète au marché juste ce qu’il me faut… Ma poubelle de déchets, je ne la sors qu’une fois tous les mois… Je continue à me rendre dans les petits commerces pour me fournir… Au moins là, je peux échanger des propos, demander un conseil, choisir la quantité qu’il me faut…
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Je peux le dire, j’adore la parodie, de tout et de rien, j’adore les humoristes un peu virulants… Il y a peu, j’ai supprimé un blog pour me concentrer sur un nouveau site en cours de construction, Harvey.T, et qui va me donner du boulot sur de nombreuses années normalement, vu que je vais y concentrer et y intégrer le plus de choses éparses accumulées sur des dizaines d’années.
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et surtout de Alberto Giacometti… Un artiste qui reste fermement ancré en moi… Tellement d’émotions me traverse à la vue de ses sculptures… de ses dessins. Les photos présentées sont copyright de leurs auteurs et uniquement présentes ici à titre indicatif…
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On parle de Milgram en ce moment et j’y reviens après avoir vu l’émission enregistrée… Assez intéressante, mais se recentrant sur le pouvoir des médias dont la télévision, je dois dire que c’est surtout sur le livre de Reich, “Psychologie de masse du fascisme” que mon esprit est resté plus accroché à cette démocratie qui m’a tout l’air d’être un “Village”. Si on y regarde bien, on a moins de marge de manœuvre en terme de liberté qu’il n’y paraît…
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…petit rappel, il fonctionne dans le désordre… WordPress n’existe que depuis quelques années, et je l’ai commencé, pour ma part, qu’en juin 2006, quand Elle est enfin sortie de ma vie, pour de vrai, j’allais dire. Si j’avais pu je l’aurais commencé avant, mais il s’agit de notes sur des calepins, certaines notes incompréhensibles d’ailleurs. Mais, je disais, Elle était déjà barrée depuis des années, dans sa bipolarité, une femme aux multiples porcs d’attaches…
Ce qui fait que ce que je raconte avant cette date est fait de briques et de brocs, de souvenirs et de réflexions…
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Ce n’est pas une nouveauté, car j’ai déjà du aborder le sujet, mais sous l’angle du pillage qui par exemple nous arrive sur le petit écran, mais aussi sur les grands écrans, il y a parfois des cas où cela passe mal, cet amalgame fait entre une oeuvre musicale et la vente d’un produit, même si c’est avec l’accord évident des créateurs, cela a du mal à passer le cap de la fonction originale, celle de l’écoute d’un disque, celle de la lecture d’un livre, celle d’une BD, alors que c’est tellement plus jouissif d’avoir entre les mains, devant les yeux, une oeuvre originale, scénarisée par des auteurs de talent… Je pense à la série Le Prisonnier. La version 2009 des américains me parait vraiment en dessous de celle de 1967 écrite, jouée et réalisée par Patrick McGoohan… Et je pèse mes mots, car même pour ceux qui n’auraient pas vu la série extrêmement bien menée de 1967, la version 2009 est loin d’être intéressante, et passionnante.
Sherlock Holmes, les livres, écrits par Sir Arthur Conan Doyle, étaient vraiment d’un acabit quand je les ai lu, enfin, quelques uns, dans ma jeunesse, mais le film, ce n’est que le portage à l’écran des noms de Holmes et Watson, rien de plus. Ce n’est qu’un film d’action, bien fait certes, mais loin de l’oeuvre originale. Le livre de Régis Debray, Vie et mort de l’image, m’avait beaucoup plu en son temps et reste vivace, même si je n’ai pas attendu de le lire pour me faire une opinion sur ce vandalisme mercantile que les marchands d’images font des oeuvres des écrivains ou même d’autres réalisateurs ou scénaristes. Je passerais sur cette période de “reboot” d’oeuvres déjà produites dans un passé plus ou moins lointain…
Par exemple, pour enfoncer le clou, Les emmurées de Serge Brussolo a été adapté au cinéma (Walled In) et même si le film se laisse regarder, ce n’est pas agréable d’assister à si peu d’efforts pour être à la hauteur du talent de l’écrivain…
Halte au pillage, même si des DA faits d’après des BD américaines et mettant en scène des Super-Héros sont assez réussis… Il y a des exceptions…
Mais le film Lucky Luke avec Jean Dujardin n’en n’est pas une. À moins d’avoir fumé avant pour apprécier le film comme une simple sucrerie… Je n’étais pas un très grand fan de Lucky Luke mais j’appréciais la BD bien plus que ce film trop cadré gros plans, et malgré les efforts des uns et des autres, ce n’est pas le top à l’arrivée. Une impression de vide…
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…car d’une rive à l’autre, il y a ma liberté, alors qu’Elle “abandonne” sa fille, si ce n’est quelques visites de temps en temps. Elle a une maison, avec des charges, qu’Elle prend de moins en moins en charge, car ce n’est plus son problème, et en voulant déterrer le moment venu l’olivier, Elle pose au moins son intention de reprendre quelques traces du passé.
Ce soir j’ai supprimé un de mes blogs, il n’en reste plus qu’un, celui que vous lisez en ce moment.
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et du fait que ce monde où l’argent est roi amène nombre d’entre nous à se retrouver ces dernières années dans la précarité. Il faut peu de temps pour tout perdre, dans cette société où la solidarité n’est même pas gratuite… et si surtout la famille est éclatée, donc loin pour vous aider, ou vous pour aider l’autre si vous n’en n’avez pas les moyens… Voilà quatre années que je vis seul avec ma fille, avec juste ce qu’il faut pour me nourrir, faisant attention à tout… Oh, je ne pleure pas du fait de voir l’usure de mes habits ou l’usure des appareils domestiques qui ne durent pas, étant fabriqués pour ne pas durer. Non, je constate. J’ai conscience de la lente détérioration de ma qualité de vie et de ma solitude, alors que par exemple ma fille devient plus dure, plus déçu par elle-même ou par son environnement, par le fait qu’elle aura bientôt 20 ans… J’ai peur de ne pas pouvoir changer tel appareillage essentiel de ma maison, de ne pas pouvoir réviser ma moto… Déjà, là, je viens de changer d’ordinateur et ce n’est pas donné, et c’est une pièce maitresse de ma socialisation avec les autres… Si demain je n’avais plus de moto, je ne pourrais pas m’en acheter une, et ces usures, ce non renouvellement de mes fringues par exemple m’empêche aussi de m’ouvrir à l’autre, cette femme que je désire et qui ne fait pas encore partie de ma vie… L’usure me fait commettre des impairs… L’usure lié à la solitude me fait grossir d’un surpoids pas très beau… et ne me rend pas accessible. Je me suis retranché dans mon univers, et ce dernier se rétrécie plus vite que je ne l’aurais imaginé.
Non, je ne pleure pas, je n’ai pas d’épaule amie pour le faire. Et les épaules n’aiment pas forcément qu’on vienne les souiller de larmes. Je suis sûr que les clubs de rencontres sur le net transpirent plus le rêve de bonheur que le partage…
Regardez comme tous les produits et les services augmentent, et pas forcément en qualité. Juste tout augmente pour des tas de raisons qui font des riches encore plus riche et des pauvres de plus ne plus pauvre. Non, je ne pleure pas de cela, ni de la désorganisation sur le lieu de mon travail, désorganisation d’un métier où ce qui se vend est superficiel… Regardez le coté people des informations que l’on entend à la télévision ou à la radio ou que l’on lit sur le net ! C’est désespérant et ça, c’est une vraie misère intellectuelle…
Oui, j’ai surement honte de ne pas pouvoir lutter contre l’inexorable usure de la précarité qui est la mienne, de par exemple ce fait que d’être père est une chose, mais qu’elle est vivante, “cette chose”, si on peut vivre son rôle de parent de façon agréable, ce qui est de moins en moins le cas quand votre enfant, pour grandir, se détache de vous par des procédés difficiles à supporter si vous êtes devenus fragile dans votre environnement… si vos amis proches se séparent et vont surement reconstituer une autre cellule familiale plus complexe…
La misère est vaste comme le monde…
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Imaginez un jour…
Que nous fassions preuve d’imagination et de présence, en sortant tous dans la rue, sur les trottoirs, le long des murs, pour ne pas gêner ceux qui veulent malgré tout passer, sans s’arrêter, et de manifester ainsi que nous existons un peu plus qu’à l’ordinaire, qu’à l’habitude… La Journée Mondiale de L’Homme dans La Rue. Bien sûr, les États ne verraient pas cette action ponctuelle d’un bon oeil, mais qu’importe. Tous, absolument tous, même ceux qui se doivent d’obéir à l’État, pourraient ainsi manifester leur présence. Certains pourraient même se donner la main. Il pourrait même y avoir comme un flux mouvant le long des murs…
Du Vivant.
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avec le départ ce midi de ma mère, en train, pour l’Indre où elle va rejoindre la famille du coté de mon père, originaire de cette région, “parti” en mai 2004, et elle va participer sans grande envie à l’anniversaire des 80 ans du mari de la soeur de mon père, dernière d’une fratrie de 4 enfants, 2 morts assez jeune, 2 autres ayant vécus une vie assez longue.
Ma mère est fatiguée. J’espère que tout ira bien. Du fond du coeur.
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qui m’annonçait hier soir qu’elle était en train d’ouvrir une relation amoureuse avec un garçon de sa ville (je dis cela de cette manière car elle semble prudente, comme à l’essai), qu’elle connait depuis un certain temps en toute amitié, et qui a trouvé ce jour une ouverture par l’envie d’une relation plus poussée entre eux, d’un commun accord, et sans rentrer dans le détail par égard pour ce qu’elle m’a dit, je me dis que c’est une ouverture logique pour ma fille née en 1990.
Son premier amoureux.
Reste plus que moi qui suis pour le moment célibataire. Et la question que je me pose, car cela va surement amener des changements, c’est d’envisager enfin un bouleversement dans l’organisation de nos vies, de qui de quoi et où vit et vivra chaque personne dans un an… On sait que la mère vit au sud de Rambouillet, on sait qu’il va falloir vendre la maison, et on sait surtout que moi je me dois de refaire enfin ma vie. Mais avec de sacrés restrictions, car il est hors de questions de refaire une vie aussi familiale que celle que j’ai vécu.
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dont j’ai peut-être déjà du parler, ici ou ailleurs… Aujourd’hui, je vois ma maman chez elle, avant que d’autres occupations la rendent indisponible les autres week-ends de février… Ma fille est avec moi, alors que le froid est toujours très présent dehors, me forçant à penser à envisager les transports en commun dans les jours qui viennent pour cause de bécane trop difficile à démarrer ou de légères chutes de neige.
Le dimanche n’est pas un jour que j’aime beaucoup et cela remonte à loin. Au temps où je vivais chez mes parents. Puis, pendant des années, j’ai eu des occupations externes qui me permettaient d’en faire quelque chose de plaisant, si je puis dire. Mais c’est devenu ces dernières années la journée d’avant le début de semaine, semaine de boulot où je ne sais pas ce que je vais faire… Je me dis que les temps sont durs, à pas mal de niveaux, et qu’il faut s’accrocher pour garder le moral… En plus, dans la nuit du samedi au dimanche, ces derniers temps, mon sommeil n’est pas au top et la fatigue s’accumule.
Le froid est dehors, et il est dedans aussi.
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et d’une brève lue sur le net ce matin, comme quoi en 2036, une astéroïde percuterait la Terre. Si je suis encore vivant, mais vieux bien sûr, je me vois bien ricanant dans un bon fauteuil, un verre de bon bourbon à la main, dans une pièce où sont réunis tous mes livres, avec en fond sonore la chanson préférée qui passe sur un ancien lecteur de CD… mais avec deux bonnes enceintes. A mes cotés, peut-être un vieux pote… qui lâche un rire suite à une bonne blague…
Mais nous n’en sommes pas encore là. De toute façon, on aura de nous-même déjà tellement abimé la planète que cela ressemblera à un dernier coup de rasoir… En attendant, j’ai été ravi de retrouver un vieux pote, sa femme et ses enfants… et c’était il y a quelques jours…
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Cette année encore, ma fille et moi avons travaillé sur un strip pour souhaiter la nouvelle année. En rapport avec notre humeur du moment, de nos goûts et de notre situation, le strip a trouvé son ton.
Grâce à des amis, cette année, je n’étais pas seul… et ce fut fort sympa… et je dois dire que j’ai été fort impressionné par l’importance du téléphone portable et de l’envoi de messages SMS… J’en ai pas envoyé un seul, mais tout ce petit monde pianotait, consultait… Et puis ce soir-là, un enfant est né. Un petit garçon, et nous avons eu droit à quelques photos envoyées par, justement, le téléphone. C’est pas nouveau… sauf pour la mère de ce garçon, qui, en devenant père, a fait de sa mère une grand-mère, à 44 ans. La bise, MC…
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que nous allons passer, ma fille et moi, tous les deux, et uniquement tous les deux… Ce n’est ni triste ni joyeux… C’est juste une pensée, celle de ne pas être en famille, à trois ou à plus, sur le principe de ce qui naissait il y a plus de 19 ans avec la naissance de notre fille. Au cœur de la nuit la plus longue, toutes ces lumières qui s’allument.
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et de cette souffrance illégitime qui est la nôtre dans nos sociétés dites modernes… Or, on sait que le monde de l’homme au coeur du monde du travail a subi une mutation ces 60 dernières années. L’après guerre fut à l’heure de la reconstruction, puis, avec la révolution technologique, le sens du travail et de ses valeurs a changé. Les marchands sont plus puissants que les politiques et les deux ont fusionné : on constate d’ailleurs l’échec cuisant du Sommet de Copenhague aujourd’hui.
Rien n’est fait pour améliorer nos relations dans une “société planétaire” basée sur l’argent. Les riches n’ont jamais été plus riches et les pauvres plus pauvres. La classe moyenne, qui était la mienne, se rapproche de ce que l’on nomme le seuil de pauvreté. Et le stress est plutôt yin que yang, bien sûr. On s’interroge sur les cas de régression, alors que la régression montre là où nous en sommes. Et pour cause : la consommation a atteint le loisir… ce qui n’est pas forcément source de réelle joie. Regardons le manque de contact ou sa qualité dans les supermarchés… Je me faisais la réflexion ce matin. Des tas d’employés étaient en train de remplir les rayons vides… ce qui faisait contact, permettait de demander, de parler et de questionner. C’est inhabituel.
Dans l’émission que j’écoutais sur le net ce matin (elle a du être diffusé hier sur une radio) et où il était question de la souffrance dans le monde du travail, Boris Cyrulnik parlait de cette souffrance qui dans le passé était de l’ordre du vivant. Mais ce n’est plus le cas. L’ensemble de ce que nous avons vécu pendant toutes ces années et c’est mon cas montre que rien n’était fait pour que du sens soit donné au travail dans une société où la psychanalyse a apporté un éclairage différent. Oui, tous nos sens ont été, dans le travail, fortement malmenés. Difficile de se retrouver dans ce “tout pour l’argent sans communication”.
D’ailleurs, certains profitent de leur retraite pour redonner du sens à leur vie. Ou en travaillant dans leur idée première avant d’être dans l’obligation de travailler dans une voie qui n’a pas été dans leur désir pendant 40 ans, ou en travaillant bénévolement pour les autres, dans l’apprentissage qui a disparu, dans la perspective d’un avenir incertain qui touche étudiants et salariés, dans l’habitude de la routine qu’il nous faut puiser de l’énergie chaque jour pour se lever et pour se motiver à avancer.
Oui, le monde de demain est à inventer, si on veut vivre plus heureux, mais les marchands nous en empêcheront. Tout cela façonne un monde où la réflexion est dure à faire. Car ce n’est pas en quelques lignes que je pourrais faire le tour de ce sujet intemporelle et aussi vaste qu’une “cathédrale”. Alors je garde ces deux mots : réalité et sensible.
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celle qui est la nôtre, des années après notre séparation, après des années de souffrance… Ce vendredi, par mon impulsion, j’ai fait en sorte qu’on entende l’histoire de la mère. D’ailleurs, aux premiers mots, le psychiatre a pris des feuilles pour noter. Oui, je ne devrais pas, mais j’influe le cours de la séance si le silence s’installe, au delà des excuses de fatigue de la mère et de la fille… Qu’importe ! Il faut avancer. Il faut donner à entendre. Je fais forcément preuve d’excès, mais je me le dois. D’ailleurs, les mots qui finissent par sortir sont intéressants, et j’y vois les manques de ce que j’ai entendu pendant des années. Ma fille est la plus larguée, car elle est la plus jeune, avec si peu de recul… mais avec ses mots, elle nous indique ce qu’elle a retenue, ce qu’elle arrive à dire. Et j’entends ainsi que la non reconnaissance du père à la naissance de la mère de ma fille, l’arrêt de la vie personnelle de la mère avec cette grossesse imprévue, sont des points importants, et que cette histoire immense qui appartient à Elle a eu de profondes implications dans le déroulement de notre vie de famille. Et là, je respire. Cette mère qui est celle de ma fille a été au centre de ces deux être amoureux mais inconscients, en proie à des déviances psychologiques malgré leur jeunesse. Et ils n’ont pas été tendre avec cet enfant en ne la reconnaissant pas à part entière, comme issue de leur désir D’AVOIR UN ENFANT. Bref, Elle a raconté, presque à contre coeur, une bonne partie de son histoire. Elle n’a pas pu aller bien loin, mais cet arbre dont elle fait partie est assez conséquent. Elle a d’ailleurs dit un peu plus en avant qu’Elle était en détachement avec sa famille depuis (et même avant) notre séparation.
Elle en avait presque oublié, du haut de sa bipolarité son attitude vis à vis du mari de sa cousine lorsque ces deux proches nous avaient rendu visite au printemps 2006. Elle avait été “décalé” dans son attitude vis à vis de cet homme marié, peut-être ne se rendant pas compte de son comportement d’allumeuse alors que sa cousine était à deux pas. Cette histoire, que je croyais être le seul à avoir perçue, m’a été en fin de compte rapporté par la dite cousine un an plus tard.
Petite aparté : il est assez surprenant de toujours porter en soi la femme qu’on a aimée, malgré les blessures et les tortures qu’Elle vous a infligé. Paradoxale. Même le beau-père me confirmait que cette femme à homme est ainsi, et que c’est une femme sans père, rajouterais-je.
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dont je lis le roman en ce moment, et de celle de tout à chacun… Pour tous, elle est différente, et elle est issue de toutes les routes du passé. Ne l’oublions pas pour ceux qui veulent se poser la question : comment grandir sans connaître ces “antécédents”, en omettant de s’interroger ?
Je viens de finir ce roman, et j’avoue avoir été séduit par sa noirceur apocalyptique… où on ne sait pas d’où on démarre, quelque part après un désastre et où on ne sait pas où on finit, sauf en sachant que la vie continue. Entre la première ligne et la dernière ligne, c’est le gris absolu, un territoire hostile, la survivance à laquelle on s’accroche quoi qu’il advienne, pour un père et son fils, et la structure du roman est étonnante, construite sans chapitre, comme un fil où de maigres respirations voient le jour… Un père et son fils, comme un être unique, un symbole, un partage absolu, une complicité au delà de la vérité et du mensonge, un besoin, une trace.
Très bon roman que je recommande, même si vous êtes en déprime, qu’importe, car la vie nous emporte.
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… celle d’un grand homme, un grand baroudeur…
Le monde a débuté sans l’Homme et s’achèvera sans lui. Claude Lévi-Strauss
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enfin, des histoires… J’aime beaucoup l’expression “On passe sa vie à se raconter des histoires.”
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hier soir avec ma moto… Depuis un an, je ramasse plus de saloperies en roulant qu’auparavant. J’ai donc roulé jusqu’à un garage pour tenter une réparation et on m’apprend que les réparations sur les pneus avant ne sont plus autorisées. Je fais donc juste regonfler à bloc son pneu pour tenter de rentrer chez moi, et parvient chez un garagiste moto à 20 minutes à pied de chez moi… Je sais qu’il ne ferme pas à l’heure pile. J’ai donc juste le temps. Ce matin, je récupère mon deux roues vers 9 heures, mais comme je le disais dans d’autres billets, toutes ses épreuves que je traverse atteigne mon moral à un point que je n’estimais pas aussi fort : au point où ma fille m’attendait, inquiète, et avec un rhume à la clef. Et là, cela devient difficile entre nous… oralement. Quand on est tous sous pression, trop c’est trop, mais cela s’est limité à de la mauvaise humeur entre nous. J’ai mangé sans appétit et nous nous sommes couchés pas trop tard.
je me suis réveillé trop tôt, et là, je sens la fatigue… En plus, au boulot, c’est du grand n’importe quoi en travaillant hier sur un boulot qui n’est pas habituel, pas difficile, mais en relation avec des rédacteurs qui n’ont pas une grande formation.
Oui, je suis fatigué de tout en ce moment. Je sens que cette mauvaise vie sans joie “suffisante” est difficile à gérer sur la distance…
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du dimanche, où faute de dynamique physique et psychique et alors que l’hiver approche, nous restons, ma fille et moi, à la maison, celle qui est un poids dans une certaine mesure, mais qui est certes mieux que d’habiter un horrible deux pièces en location dans un autre lieu de la région parisienne.
Je l’ai peut-être déjà écrit, mais je n’aime pas les dimanche. Surtout quand je sais que derrière arrive le lundi et cinq jours d’ennui au boulot. Outre la crise, outre la profonde “révolution” dans mon métier de graphiste, outre ma solitude, c’est un jour gris qui m’entoure. Les perspectives sont moindres. Outre les moindres envies de ma fille à bouger, même moi j’ai du mal à aller marcher dans les rues ou jusqu’à la Pelouse de ma ville, espace vert en plein centre ville. Les gens y promènent leur chien, et au bout, c’est la forêt de Sénart.
Je devais voir un ami hier soir, mais il a du être débordé par ses obligations diverses et variées qui tournent autour de la vente de sa maison. Il ne m’a même pas rappelé.
Que c’est triste Orly le dimanche, chantait Brel. Je ne vais tout de même pas aller me promener au cimetière… en cette journée du 1er Novembre.
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qui se séparent, peut-être pour une mauvaise raison, une vraie raison étant trop difficile à formuler oralement pour le moment, de ce secret lié au fils en péril latent dont ils gardent une partie de la vérité, tellement elle est insupportable.
Bonne impression ou erreur d’appréciation ?
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que je viens de faire, ce lundi, à l’hôpital Pompidou, dont je suis sorti hier après midi vers 15 heures. Par le haut, par le bas, heureusement ce contrôle n’a pas donné de surprises trop désagréables.
Me voilà de retour. Même mon ex a pensé à me passer un petit coup de fil en fin de journée.
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celle de la cinquième saison de Six Feet Under, des dix dernières minutes du dernier épisode, d’une tristesse absolue.
Ce qui me fait ouvrir une parenthèse sur là où j’étais, chez la seule personne proche, ma mère, vivant à Chatillon, qui de fil en aiguille, en parlant de chose et d’autres, par toujours très gaies, m’a confié qu’elle souhaitait que son appartement, dans une résidence de deux bâtiments en longueur, de dix étages, reste un pied à terre pour la famille après son départ, alors que mon père, à un kilomètre de là, est six pieds sous terre… Je ne suis pas sûr de pouvoir y vivre, de le vouloir, mais ma soeur le voudra peut-être.
Mon père est mort dans ce lit où elle dort si mal depuis des années, et même si son sommeil était déjà vacillant depuis de nombreuses années. Elle culpabilise fortement, encore maintenant, de n’avoir peut-être pas tout tenté pour le sauver. J’ai beau lui dire qu’il avait commencé à “partir” des années auparavant, cela ne suffit pas. Elle se croit responsable de quelque chose qui ne lui appartenait pas. Alors depuis, et même avant, elle nous parle à nous, vivants, comme dans l’obligation de faire le nécessaire pour nous faire suivre, que nous ne passions pas à coté de.
Derrière sa résidence, il y a une petite rue. Si j’avais pu y racheter une petite maison, cela m’aurait bien plu. Car son problème cardiaque empire…
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celle que j’ai ouverte avec Elle, et celle que je dois refermer en la faisant ainsi disparaître. Cela fait deux portes. Entre les deux, la chambre perdue. Un bout de notre histoire. Cela ne veut pas dire que cela n’a pas existé, surtout avec un enfant qui grandit, mais cela veut dire qu’il doit se finir l’espace entre ces deux portes. Qu’on appelle cela un morceau de vie, peut-être même appelé ça une histoire, un amour qui commence et qui finit (et là, rien n’est moins sûr), on peut en faire deux portes. Un début et une fin.
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et fibroscopie qui m’attendent lundi matin. N’étant pas moralement très fort, j’appréhende… qu’on me trouve quelque chose de pas net, et même si c’est le meilleur moyen justement de ne pas laisser passer quelque chose de grave, c’est pas non plus une partie de plaisir d’être dans une salle de 6 personnes au moins leur prise en charge “à la chaine”.
Si je n’en reviens pas, je crois que les moments forts de ma vie auront ressemblé à quelques perles éparses, alors que je veux vivre encore, pour moi, pour ma fille, pour cet espoir que je nourris depuis des années de rebondir dans une rencontre avec l’autre, cette femme avec qui j’aurais une relation de confiance.
Je n’ai pas fait les papiers nécessaires et cela m’embête. Si Elle désire tout prendre et ne rien laisser à sa fille, ce ne sera pas à mon goût, même si là où je serais, cela n’aura plus d’importance.Mes affaires doivent aller à ma famille… ma soeur, ma mère…
Je serais vite oublier. Je crois que ce que je retiens le plus de la vie, c’est la nature, c’est les champs, c’est les rivières, c’est les 5 éléméents qui nous régissent.
A bientôt, j’espère. Je vous aime.
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…qui fait disparaître tant de commerces, tant de métiers par le travail externalisé dans d’autres pays, tant d’artisans peu aidés, ou d’indépendants qui vivaient correctement de leur métier et que le modernisme foudroit…Quant à la pression exercée par l’Europe, elle ne doit pas être étrangère à bien des tracas pour ceux qui veulent vivre ou survivre.
Si une personne ouvre par exemple un blog et invite ceux qui viennent de mettre la clef sous la porte (prenons une période de deux ou trois ans), en donnant adresse et même en mettant une photo alors qu’ils étaient en activités, la liste gonflerait comme un ballon qui enfle interminablement. Allons-nous devenir une sorte de pays du tiers monde ?
Je ne peux pas le faire moi-même, faute de temps, et avec trop de choses à régler au sein de ma propre vie, mais la perte de choses précieuses pour moi n’est pas étrangère à la venue de cette idée. Montrer la réalité de ces drames au quotidien… Quand je vois ces commerces qui ferment dans la rue parisienne où je travaille, j’ai souvent une sensation de vide qui m’envahit. Et il faudrait que j’arrête de me plaindre ? Oui, je peux me taire. C’est tellement fréquent, cet encouragement à ne pas être négatif. Mais je me sens plus témoin que dans la négation. Le témoin à abattre, peut-être.
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alors qu’elle était censée rentrer à l’Université il y a 10 jours. Pourtant, je lui avait dit de se renseigner, encore et encore, d’y retourner et d’aller repérer les lieux et de bien poser les questions. Malgré toute la parole du Père, elle n’a pas écouté. Elle aura à rattraper ce retard.
Elle commence donc lundi, direction la case administration.
Quelques jours plus tard. Après ce ratage, et des découvertes et des surprises liés à cette entrée en Fac, la voilà donc lancée sur cette piste, avec les tracas des transports en commun, des heures de creux entre deux cours, mais semble-t-il des cours assez intéressants avec des professeurs plaisants. J’en suis heureux.
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de ma vie, à un point que je pressentais, mais que je ne désirais pas. Je sens bien que même mon mental s’effrite, et ça, c’est pas bon signe. Je parle aussi au niveau professionnel, où je semble en passe de devenir le bouc émissaire du petit groupe qui siège dans l’open space, entre femmes sur le qui vive et un rédacteur en chef qui semble bien déçu par l’arrêt progressif des titres qu’il avait en charge… Revenons au petit groupe de femmes qui semblent vouloir faire de moi leur bouc émissaire… Cela fait des mois que je sens monter une animosité envers moi, alors que j’ai toujours fait preuve de disponibilité au niveau d’une fonction qui n’est pas la mienne : aider lors d’un problème technique. Mais les épreuves que j’ai traversé ces dernières années ont du modifier mes propos et les rendre plus austères, voir à me faire passer pour un raleur, ce que je suis devant tant de dégradations dans la profession, qui est la presse et l’édition. Donc, en en parlant autour de moi, j’ai entendu que c’était arrivé à d’autres personnes, et aussi à ma mère à la veille de sa retraite. Tête de turc, bouc émissaire des peurs engendrées par la future restructuration qui n’en finit pas de ne pas arriver.
En plus, veut-on me pousser à bout, à un moment où je suis le plus fragile, après avoir tant dépenser d’énergie pour ouvrir une porte d’avenir à ma fille ? Comment résister et se protéger ? Sans parler de l’impression d’être de plus en plus au placard, par manque de boulot ou d’organisation dans la distribution du boulot ?
Bien sûr, je suis maintenant très enclin à la peur de tout perdre… à quelques semaines d’une coloscopie que j’appréhende. Cumul de négativité impressionnante.
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… dont Elle a fait preuve avec moi et avec sa fille. J’espère que la thérapie familiale sera à la hauteur de mes attentes. Car il faut redonner du sens à ce qui s’est produit dans notre vie de famille, même si cela n’a plus de sens pour Elle.
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…celui de ma fille, qui va avoir 19 ans, et que cet éclatement familiale prive d’un certain nombre de choses que je ne peux pas lui offrir, si ce n’est ce temps en septembre pour qu’elle fasse un choix pour son futur métier, son avenir, sa vie…
Hier soir, je sentais à quel point la mère et la fille s’éloignent de moi. La fracture, inévitable, s’installe. Mais elle reste ma petite coccinelle…
Comment va-t-elle passer son anniversaire ?
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