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de cette journée

du dimanche, où faute de dynamique physique et psychique et alors que l’hiver approche, nous restons, ma fille et moi, à la maison, celle qui est un poids dans une certaine mesure, mais qui est certes mieux que d’habiter un horrible deux pièces en location dans un autre lieu de la région parisienne.

Je l’ai peut-être déjà écrit, mais je n’aime pas les dimanche. Surtout quand je sais que derrière arrive le lundi et cinq jours d’ennui au boulot. Outre la crise, outre la profonde “révolution” dans mon métier de graphiste, outre ma solitude, c’est un jour gris qui m’entoure. Les perspectives sont moindres. Outre les moindres envies de ma fille à bouger, même moi j’ai du mal à aller marcher dans les rues ou jusqu’à la Pelouse de ma ville, espace vert en plein centre ville. Les gens y promènent leur chien, et au bout, c’est la forêt de Sénart.

Je devais voir un ami hier soir, mais il a du être débordé par ses obligations diverses et variées qui tournent autour de la vente de sa maison. Il ne m’a même pas rappelé.

Que c’est triste Orly le dimanche, chantait Brel. Je ne vais tout de même pas aller me promener au cimetière… en cette journée du 1er Novembre.

de la pédophilie.

Sujet tabou. Sujet qui suscite la haine, la colère, l’effroi. Sujet à l’honneur dans les médias. Sujet qui mérite beaucoup de recul pour ne pas véhiculer l’incompréhension. Car il s’agit souvent d’adulte et d’enfant du même sexe. Un homme et un petit enfant, un garçon, parfois très jeune. C’est ce qui revient le plus souvent dans les médias. On parle rarement de mère et de fille. Non pas que cela ne se “produit” pas, mais que cela n’a pas la même portée. Pourquoi ?

Partons donc de ce qui se manifeste dans les médias : un petit garçon a subit les outrages d’un homme adulte. Un petit garçon. Parfois une petite fille.

Ce point est capital. Un petit garçon et un adulte. Car, dans une société dirigeante à majorité masculine, les hommes sont rois. De quoi ? D’ailleurs, ne parle-t-on pas de ces enfants-rois que les publicitaires ont gonflés à bloc avec des exigences superflues ? Des enfants à qui on autorise tant de “amen” à leurs caprices… comme si on ne pouvait pas faire autrement. Dans nos sociétés, les femmes sont reléguées à des postes inférieurs à tous niveaux, même au “sommet”, et sont moins bien rémunérées dans l’immense majorité des cas. Parfois, quand elles accèdent aux sommets, elles se comportent “presque” comme des hommes. Même rigidité masculine.

Un petit garçon. Enlevé par un adulte du même sexe, la suite vous la connaissez. Jusqu’au meurtre. Mais qu’elle est donc cette “souffrance” qui amène un adulte à faire subir au petit garçon de tels supplices indescriptibles ? Un défaut hormonal ? Un trouble psychique ? Pas que. Très certainement un peu des deux, soit. Pourquoi les psys du monde entier n’ont-ils pas la parole assez haute pour expliquer ce “parcours”, cette grave déviance ? Où les faisons-nous se taire ? Où refusons-nous d’entendre ? Est-ce si difficile à expliquer ? Par exemple ce simple fait : en chaque homme, un enfant a vécu…

Vécu quoi ? Où peut se situer le sens et comment avons-nous grandi dans ce monde de “jouets” ? Pourquoi un ami m’a-t-il dit un jour qu’il avait été violé par son oncle alors qu’il était enfant, presque ado ? Pourquoi cela lui est-il arrivé ? Pourquoi la société montre-t-elle du doigt, comme si c’était des monstres, ces individus qui font du mal à de petits enfants ? Et pourquoi si peu de volonté à les soigner ? A les comprendre ? Est-ce d’ailleurs possible quand le passage à l’acte est dans la répétition ?

Pourquoi ? Que devrions-nous entendre pour comprendre ?

Peut-être qu’un début de réponse se situe dans le fait que chaque homme a été un enfant. Un enfant de 5, 8, 10, 12, 16 ans… qui a été face à ses parents, imbibés par des années au sein d’une société patriarcale (mais où la mère a eu tout pouvoir à un moment ou à un autre). Mais le père est souvent le grand absent au sein de l’évolution pédagogique de son fils. Le petit enfant a souvent senti l’obéissance qu’il doit à sa mère comme une absolue nécessité… Alors que nous montrent les pédophiles par leurs actes atroces ? Ils nous montrent l’enfant qu’ils touchent, l’enfant qu’ils violent, l’enfant qui a été violé, eux-même. Ils parlent d’eux-même.

Je le dis, et je le répète ; une baguette de pain que l’on coupe en deux ne peut pas être recollée. C’en est pareil avec la vie et ses fractures.

Alors, que se niche au fond du cerveau des pédophiles ? Un enfant meurtrie ? Par quoi ?

La mère empêche-t-elle l’amour du père pour ses enfants ? Certainement pas, mais la place du père n’est pas la plus évidente à trouver et à vivre.

qui se séparent, peut-être pour une mauvaise raison, une vraie raison étant trop difficile à formuler oralement pour le moment, de ce secret lié au fils en péril latent dont ils gardent une partie de la vérité, tellement elle est insupportable.

Bonne impression ou erreur d’appréciation ?

que je viens de faire, ce lundi, à l’hôpital Pompidou, dont je suis sorti hier après midi vers 15 heures. Par le haut, par le bas, heureusement ce contrôle n’a pas donné de surprises trop désagréables.

Me voilà de retour. Même mon ex a pensé à me passer un petit coup de fil en fin de journée.

de cette fin…

celle de la cinquième saison de Six Feet Under, des dix dernières minutes du dernier épisode, d’une tristesse absolue.

Ce qui me fait ouvrir une parenthèse sur là où j’étais, chez la seule personne proche, ma mère, vivant à Chatillon, qui de fil en aiguille, en parlant de chose et d’autres, par toujours très gaies, m’a confié qu’elle souhaitait que son appartement, dans une résidence de deux bâtiments en longueur, de dix étages, reste un pied à terre pour la famille après son départ, alors que mon père, à un kilomètre de là, est six pieds sous terre… Je ne suis pas sûr de pouvoir y vivre, de le vouloir, mais ma soeur le voudra peut-être.

Mon père est mort dans ce lit où elle dort si mal depuis des années, et même si son sommeil était déjà vacillant depuis de nombreuses années. Elle culpabilise fortement, encore maintenant, de n’avoir peut-être pas tout tenté pour le sauver. J’ai beau lui dire qu’il avait commencé à “partir” des années auparavant, cela ne suffit pas. Elle se croit responsable de quelque chose qui ne lui appartenait pas. Alors depuis, et même avant, elle nous parle à nous, vivants, comme dans l’obligation de faire le nécessaire pour nous faire suivre, que nous ne passions pas à coté de.

Derrière sa résidence, il y a une petite rue. Si j’avais pu y racheter une petite maison, cela m’aurait bien plu. Car son problème cardiaque empire…

de la porte

celle que j’ai ouverte avec Elle, et celle que je dois refermer en la faisant ainsi disparaître. Cela fait deux portes. Entre les deux, la chambre perdue. Un bout de notre histoire. Cela ne veut pas dire que cela n’a pas existé, surtout avec un enfant qui grandit, mais cela veut dire qu’il doit se finir l’espace entre ces deux portes. Qu’on appelle cela un morceau de vie, peut-être même appelé ça une histoire, un amour qui commence et qui finit (et là, rien n’est moins sûr), on peut en faire deux portes. Un début et une fin.

et fibroscopie qui m’attendent lundi matin. N’étant pas moralement très fort, j’appréhende… qu’on me trouve quelque chose de pas net, et même si c’est le meilleur moyen justement de ne pas laisser passer quelque chose de grave, c’est pas non plus une partie de plaisir d’être dans une salle de 6 personnes au moins leur prise en charge “à la chaine”.

Si je n’en reviens pas, je crois que les moments forts de ma vie auront ressemblé à quelques perles éparses, alors que je veux vivre encore, pour moi, pour ma fille, pour cet espoir que je nourris depuis des années de rebondir dans une rencontre avec l’autre, cette femme avec qui j’aurais une relation de confiance.

Je n’ai pas fait les papiers nécessaires et cela m’embête. Si Elle désire tout prendre et ne rien laisser à sa fille, ce ne sera pas à mon goût, même si là où je serais, cela n’aura plus d’importance.Mes affaires doivent aller à ma famille… ma soeur, ma mère…

Je serais vite oublier. Je crois que ce que je retiens le plus de la vie, c’est la nature, c’est les champs, c’est les rivières, c’est les 5 éléméents qui nous régissent.

A bientôt, j’espère. Je vous aime.

de cette crise…

…qui fait disparaître tant de commerces, tant de métiers par le travail externalisé dans d’autres pays, tant d’artisans peu aidés, ou d’indépendants qui vivaient correctement de leur métier et que le modernisme foudroit…Quant à la pression exercée par l’Europe, elle ne doit pas être étrangère à bien des tracas pour ceux qui veulent vivre ou survivre.

Si une personne ouvre par exemple un blog et invite ceux qui viennent de mettre la clef sous la porte (prenons une période de deux ou trois ans), en donnant adresse et même en mettant une photo alors qu’ils étaient en activités, la liste gonflerait comme un ballon qui enfle interminablement. Allons-nous devenir une sorte de pays du tiers monde ?

Je ne peux pas le faire moi-même, faute de temps, et avec trop de choses à régler au sein de ma propre vie, mais la perte de choses précieuses pour moi n’est pas étrangère à la venue de cette idée. Montrer la réalité de ces drames au quotidien… Quand je vois ces commerces qui ferment dans la rue parisienne où je travaille, j’ai souvent une sensation de vide qui m’envahit. Et il faudrait que j’arrête de me plaindre ? Oui, je peux me taire. C’est tellement fréquent, cet encouragement à ne pas être négatif. Mais je me sens plus témoin que dans la négation. Le témoin à abattre, peut-être.

alors qu’elle était censée rentrer à l’Université il y a 10 jours. Pourtant, je lui avait dit de se renseigner, encore et encore, d’y retourner et d’aller repérer les lieux et de bien poser les questions. Malgré toute la parole du Père, elle n’a pas écouté. Elle aura à rattraper ce retard.

Elle commence donc lundi, direction la case administration.

Quelques jours plus tard. Après ce ratage, et des découvertes et des surprises liés à cette entrée en Fac, la voilà donc lancée sur cette piste, avec les tracas des transports en commun, des heures de creux entre deux cours, mais semble-t-il des cours assez intéressants avec des professeurs plaisants. J’en suis heureux.

de cette dégradation

de ma vie, à un point que je pressentais, mais que je ne désirais pas. Je sens bien que même mon mental s’effrite, et ça, c’est pas bon signe. Je parle aussi au niveau professionnel, où je semble en passe de devenir le bouc émissaire du petit groupe qui siège dans l’open space, entre femmes sur le qui vive et un rédacteur en chef qui semble bien déçu par l’arrêt progressif des titres qu’il avait en charge… Revenons au petit groupe de femmes qui semblent vouloir faire de moi leur bouc émissaire… Cela fait des mois que je sens monter une animosité envers moi, alors que j’ai toujours fait preuve de disponibilité au niveau d’une fonction qui n’est pas la mienne : aider lors d’un problème technique. Mais les épreuves que j’ai traversé ces dernières années ont du modifier mes propos et les rendre plus austères, voir à me faire passer pour un raleur, ce que je suis devant tant de dégradations dans la profession, qui est la presse et l’édition. Donc, en en parlant autour de moi, j’ai entendu que c’était arrivé à d’autres personnes, et aussi à ma mère à la veille de sa retraite. Tête de turc, bouc émissaire des peurs engendrées par la future restructuration qui n’en finit pas de ne pas arriver.

En plus, veut-on me pousser à bout, à un moment où je suis le plus fragile, après avoir tant dépenser d’énergie pour ouvrir une porte d’avenir à ma fille ? Comment résister et se protéger ? Sans parler de l’impression d’être de plus en plus au placard, par manque de boulot ou d’organisation dans la distribution du boulot ?

Bien sûr, je suis maintenant très enclin à la peur de tout perdre… à quelques semaines d’une coloscopie que j’appréhende. Cumul de négativité impressionnante.

de cette imposture

… dont Elle a fait preuve avec moi et avec sa fille. J’espère que la thérapie familiale sera à la hauteur de mes attentes.

et de son anniversaire…

…celui de ma fille, qui va avoir 19 ans, et que cet éclatement familiale prive d’un certain nombre de choses que je ne peux pas lui offrir, si ce n’est ce temps en septembre pour qu’elle fasse un choix pour son futur métier, son avenir, sa vie…

Hier soir, je sentais à quel point la mère et la fille s’éloignent de moi. La fracture, inévitable, s’installe. Mais elle reste ma petite coccinelle…

Comment va-t-elle passer son anniversaire ?

de la Génèse de ma vie

D’abord, j’étais nu et couvert de poils, et je me suis redressé. Un son guttural sortit de ma bouche. La femelle allongée à mes cotés grogna elle-aussi… Elle accoucherait plus tard d’un enfant… Cet enfant deviendrait un adulte, mourant très jeune, mais après avoir conçu d’autres enfants, ces derniers commençant ou poursuivant l’arbre de mes origines inconscientes… Puis, par la suite, certains mourons de mort violente, certains deviendrons des tueurs, mais la vie se poursuivra et les branches de l’arbre continuerons leurs ascensions. Je serais soldat de l’Empire, orphelin de 10 ans, menuisier dans un autre pays, paysan sur les Causses, chanteur, voyageur…

Et puis, je suis né, avec derrière moi une histoire que je ne connais pas. Mais j’ai pu toutefois remonter la parole sur mes parents et dans leurs paroles. Ainsi je suis aujourd’hui. Dans les racines de ce que je suis aujourd’hui.

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de la nature…

… et des quatre saisons qui permettent à la Terre de se réguler. Si l’humain n’avait pas été là, à la saccager comme il le fait si bien, elle se serait sûrement réguler toute seule, en se provoquant des cataclysmes à répétition… Nous sommes là, espèce toute puissante, à aveuglément la remodeler avec nos activités déséquilibrées. Prenons l’exemple d’un village dans la montagne qui avec le temps devient une petite ville, qui du bas remonte vers le haut avec l’augmentation de sa population, un lieu qui devient dangereux quand les éléments de Mère nature s’en mêlent, mais là où les hommes ne sont pas capables, par méconnaissance, de dire non à son expansion sans prudence aucune… Les cycles de la Terre sont une constante. Sa place dans l’univers est une réalité intangible. Il nous faut l’être aussi : constants. Pourquoi sommes-nous si intelligents pour nous voir faire autant d’imbécilités ?

de cette nuit un peu courte…

comme tant d’autres. Et je songeais à ces quelques mots qu’il me faudra dire, car je veux les dire, sur ma mère, le moment venue, devant cette assemblée qui lui rendra hommage. J’insisterais sur la part de la famille qui reste unie malgré les divergences et les difficultés, la solidarité, la générosité de ma mère…

Je reviendrais plus tard pour compléter ce texte que je veux écrire d’avance, sans vouloir forcer le destin, juste par soucis de préparation face à la douleur qui ne manquera pas de me tenailler le moment venu, le plus tard possible…

qui pompaient, pompaient, pour avancer. Un bon souvenir d’enfance.

de la cigarette…

Ah si au moins le gouvernement faisait preuves de discernement en faisant retirer toutes les saloperies qui nous rendent accro. Elles seraient surement plus déguelasses, et on arrêterait plus facilement.

de ma mère…

… qui se fait du mauvais sang pour ses enfants, moi et ma soeur, l’un comme l’autre confrontés aux aléas de la vie, et plus précisément à la séparation et au chômage qui touchent tant de personnes à l’heure actuelle. Malgré les difficultés importantes qui sont les nôtres, on espère toujours rebondir vers du meilleur, mais là encore, cela se fait forcément avec ce bagage d’échecs ou de changements parfois traumatisants qui s’accumulent… Avec le temps, on devient un peu comme des personnages de BD qui auraient un corps difforme à force de porter le poids de la vie.

de la coccinelle…

…et des noisettes.

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de cette dispersion…

… qui fait que maintenant, encore plus qu’hier, et encore plus qu’il y a vingt ans, nous avons chez nous peut-être 90 % de produits, d’objets “Made in China” ou d’ailleurs, et que cela fait mal au cœur de ne pas consommer des produits 100 % de chez nous, fabriqués par nos petites mains. Bien sûr le monde et les frontières se sont ouvertes, mais pourquoi pas plus de transparence. Outre la qualité perdue, ce qui est rageant, c’est que cela ne profite vraiment qu’à une poignée de personnes, et que ces industriels sont forcément proches du pouvoir. Complicités du plus haut niveau de l’État pour permettre que des produits dangereux se retrouvent dans nos assiettes ou à nos pieds (je parle chaussures), c’est bien évidement dommageable.

L’écologie n’était pas une utopie il y a trente ou quarante ans (déjà), c’était déjà un cri d’alarme. Et tout ce savoir faire qui se perd avec cette amalgame, cette supercherie. Pourquoi ne nous sommes nous pas battus ou plutôt, à l’heure où l’information circule plus largement, pourquoi ne réagissons-nous pas plus ? Et comment ? Tout est verrouillé, pourrais-je dire.

Cacher la vérité est une institution. On a beau nous faire croire que nous sommes en démocratie, quand on sera devenu une sorte de quart monde, frôlant le mode de vie de ces pays qu’on appelle tiers monde, je comprend mieux qu’au niveau inconscient nos enfants puissent se laisser aller à une sorte d’abandon. Nous leur livrons un monde “déséquilibré”.

car je suis motard depuis plus de trente ans et aujourd’hui, à 18 h 30, alors que je roulais à faible vitesse, un connard en voiture m’a dépassé en me frôlant de quelques centimètres, provoquant une panique qui m’a fait freiné d’urgence, engendrant un godilliage qui m’a fait chuter. J’ai eu très peur, j’ai extrait mon pied de dessous la moto, sentant que mon pied n’était pas touché ou cassé… J’ai fait en sorte que les pompiers arrivent en demandant à ce qu’on les appelle ainsi que la police. J’ai été examiné, mais j’ai refusé l’hôpital, sachant que je ne voulais pas passer trois heures à attendre qu’on s’occupe de moi et que chaque membre de mon corps bougeait correctement après les contrôles de routine des pompiers. J’ai eu plus peur pour ma moto, car il n’y avait pas eu de contact avec le fou furieux en voiture, et qu’il était donc intouchable. Ma moto qui  refusait de retrouver le point mort mais qui a fini par le retrouver. Puis elle a redémarré. J’ai donc attendu, entre les pompiers, la police, et mon émotion trop présente avant de repartir chez moi, assez doucement, en ayant hâte d’y être… Là, par chance, mes uniques voisins étaient revenus de vacances et j’ai passé une demi-heure avec eux, mais je ne suis pas tombé dans les pommes, comme la dernière fois. Puis je suis rentré à la maison, j’ai soigné mes blessures superficielles, puis j’ai appelé ma mère, mais pas ma fille, pour ne pas l’alarmer. Par contre je l’ai prévenu Elle, mon ex, au cas où. C’est dur d’avoir un problème alors que personne n’est à vos côtés.

Maintenant, depuis quelques années, devant le danger, avec mon problème d’ostéopénie, c’est dur de se confronter à ses peurs et à ses souffrances sans une âme soeur à ses cotés.

Vraiment difficile à affronter seul. Et l’envie d’abandonner la moto devant tant d’inconscience me tente de plus en plus.

J’ai pratiqué le shiatsu pendant de nombreuses années et j’ai du arrêter avec l’arrivée de ma fille, les finances ne me permettant pas de continuer après quelques mois de vie commune. Avec le temps, et les salaires qui ont stagné, je n’ai pas repris. J’ai reçu du shiatsu à de nombreuses reprises et il s’est trouvé que j’ai fabriqué un site pour cette amie qui dirige une association depuis de nombreuses années. Ceci est un simple geste amical que de montrer son livre que j’ai hâte de lire.

ZenSHiatsu

…de soi… par l’alcool… le tabac… par amour… parce qu’on ne peut croire que l’amour amène à la souffrance aussi facilement qu’un crash de voitures… qui ne se connaissent pas et sont sur des voies différentes. Là-bas, la terre, c’est là que finit cet océan de perdition dans lequel nous baignions. Ce qui est terrible dans l’enfantement, c’est qu’un fils ou une fille aime sa mère. Malgré les épreuves, malgré les trahisons. Un mauvais film souvent. La fille se laisse envahir encore et encore par la mère, toujours ou presque toute puissante, même si elle ressemble à une adolescente. Le père ne peut rien, sauf croire qu’il laisse une trace.

de la place vacante…

là, dans mon coeur, dans mon corps, à mes cotés quand je marche et que ma main cherche l’âme soeur, pendant ses vacances que je passe dans ma maison qui n’est pas complètement à moi… A quand remonte mes dernières vacances mémorables ? Je ne compte plus… Seul l’argent manque… Non, pas que ! Il y a ma fille… nichée à la maison aussi, comme un alien qui n’a pas trouvé d’autre hôte…

Quand je tousse le matin, je me traite de tous les noms d’oiseaux. Alors ce sourire la semaine dernière, alors que je me rendais au boulot, de la Dame au Scooter Rouge, imitation des anciens scooters avec son coté rétro, m’a fait du bien. Je la croise souvent sur mon itinéraire, et là, on s’est dit un bref bonjour, avec un sourire. Et voilà t’y pas que le même jour, le soir, au retour, je la croise à nouveau. Ce jour-là, je déposais ma moto chez mon garagiste, et nos chemins se sont vite séparés. Elle a du en être étonné. Elle a continué tout droit alors que je tournais sur ma gauche. Et là, je perçois au loin son regard dans son rétroviseur, et elle me fait un petit signe de la main.

Je repense ce matin à la Dame au Scooter Rouge. Elle ne doit pas être toute jeune, mais sa finesse de corps a attiré mon attention, et son visage, en partie dissimulé sous son casque ouvert, avait du charmant caché. Enfin, je le souhaite.

Quand je tâte ma couenne issue de mon laisser aller, je me traite de tous les noms d’oiseaux. Comme ce matin. Comment vais-je séduire avec ce gras et avec cette toux ?

Quand je vois que mon micro-onde est tombé en carafe, m’obligeant à en racheter un autre, je maudis ce monde de surconsommation, car si j’avais pu le garder plus longtemps, cela m’aurait convenu. Comme un ballon percé : foutu et trop cher à réparer. Ils ont préféré me rembourser. Toujours prendre une extension de garantie : en tenir compte dans le prix d’achat.

J’ai dépensé plus pour le nouveau. Cela a beau ne pas tenir la route, et être fabriqué à l’autre bout du monde, paraître encore plus fragile qu’avant, c’est aussi plus cher. En plus, ils n’en n’avaient pas en stock. Et je serais livré demain. Je n’aime pas qu’on me livre. Je ne veux pas qu’on vienne chez moi. La dernière fois qu’on nous a livré en 2006, quinze jours plus tard, on subissait un deuxième cambriolage dans cette maison qui, à une époque, s’est fait appeler Manoir.

Ma mère rentre à l’hopital aujourd’hui pour une coloscopie étalée sur trois jours. J’ai une pensée pour elle. C’est son anniversaire le jeudi qui vient. Ma soeur lui fera livrer une fleur.

Quel peut être le parfum de la Dame au Scooter Rouge ?

… plutôt des papillons qui depuis plusieurs jours sont plus nombreux, virevoltant dans le jardin comme des hommes ivres de vie, en sachant qu’ils sont si éphémères… symbolique qui m’a toujours plu… car en cette année, je sens l’éphémère à plein nez.

Où j’ai lavé le dessus de matelas, mon drap, la housse de couette, les taies d’oreillers, et que j’espère rentrer pour dormir dans ce lit frais et propre après une soirée avec ma mère et ma soeur, les derniers de ma lignée, de mon Nom.

Et j’en suis bien revenu…

…celle dans laquelle on se réalise à chaque réveil au petit matin : je suis vivant, et que vais-je faire de cette nouvelle journée, combien de secondes vont-elles la marquer d’une étincelle de vie acceptable ? Je dis cela car je suis seul avec moi-même, là, tout de suite, cette solitude que partage tant de personnes à travers le monde… qui fait qu’une simple visite au supermarché du coin change la donne pour quelques minutes ou plus… Ironie de la vie de ressembler à un parc sous-marin de coquilles parmi lesquelles se trouve une perle, unique. Aie-je déjà eu ma petite perle ? Est-ce fini ? Est-ce que jusqu’à ma mort je ne vivrais que solitude et souffrance ? Quel est le prix pour que mon corps épouse un autre corps ? Je n’ai pas voulu payer ce prix depuis trois ans. J’ai fait des choix qui m’ont donné des libertés et des emprisonnements… Ironie du sort : la beauté du coeur est plus importante que l’épidémie de mensonges qui jalonnent parfois le fondement d’une relation, m’obligeant de part mon caractère à cette solitude, ayant perdu mon statut d’amant, d’amoureux, de concubin, et peut-être bientôt de père. Je ne serais plus que Homme Seul face à ma mort définitive.

et de ne pas pouvoir…

… aller plus loin que là où elle ne se décide pas à aller : dans la réalité. Je parle de ma fille. Le pouvoir des parents est limité : ce sont des accompagnateurs. En bien ou en mal. Je n’ai pas pu éviter à ma fille de recevoir un “héritage” particulier, mais je lui ai parlé et je lui ai proposée mille alternatives à la nécessité de Bouger, de Faire. Alors, son fil, je l’assume maintenant, il n’est que le sien. Elle s’enterre, je ne puis la déterrer. Il est difficile d’accepter son impuissance. Mais il m’a été possible d’accepter ses refus, son effondrement, son aveuglement, et que, au bout u compte, sa vie lui appartient. Bonne chance, ma fille. Je pense t’avoir dit beaucoup de choses… mais c’est à toi d’agir maintenant. Même dans cette impasse qui se profile.

On garde l’espoir.

de la conception

et donc de Elle, conçue dans un moment de passion sans aucun doute, même si ce n’est et restera un feu de broussaille comme j’aime à le dire, dans un certain désir, ou par accident. Un événement qui aurait peut-être amené les deux protagonistes à vouloir la dévorer pour la faire disparaître, surtout si c’était un accident de parcours, si je puis dire. Cela donne une dimension certaine à cette petite phrase que la mère (Elle) disait en changeant sa fille ou en lui donnant son bain… “Je vais te dévorer”. Surement de l’amour, certes, mais la double lecture est possible.

…alors que MJ, surnommé Le roi de la Pop, vient de passer de vie à trépas et que tout le monde en parle. Le président américain a parlé de lui en terme d’Icone et c’est bien de cela dont nous sommes capables : changer d’icone, et éclater Dieu en mille morceaux. Le mettre partout, surtout là où il y a de l’argent à se faire. Il y a la Foi, qui fait que les hommes ont inventé Dieu pour progressivement le métamorphoser… Et il y a ses enfants qui n’ont pas forcément demandé à venir sur Terre pour vivre brièvement dans la souffrance. Et la mort. C’est bien beau de naitre, mais il faut surtout passer son temps à renaitre. En attendant la mort.

et je me retrouve…

…avec un chat dans les bras, un rouquin docile qui ronronne, debout sous un grand chène, devant une clairière entourée de bois qui isolent l’endroit… La civilisation a disparu. C’est tranquille. Un gros bourdon nous passe sous le nez attirant la curiorité du chat. Ce dernier s’échappe de mon emprise. Je suis seul dans du blanc. C’est surprenant et et je me retrouve avec un sabre japonais dans la main droite. L’arme blanche est libre de son fourreau. David Carradine me fait face et sourit, la tête légèrement penchée. Il n’a pas d’arme. Juste ses mains collées sur ses hanches. Il est silencieux. Puis il se met en position de défense, bras levés vers moi. Toujours avec son léger sourire, et je me retrouve en compagnie d’une jeune fille. Je suis allongé sur le lit et elle me chevauche. Je la connais. Elle ne devrait pas être sur moi, mais mon fantasme d’elle est en elle… Elle bouge doucement, prend son temps et je la sens bien… Je regarde son beau visage, ses petits seins, mes mains sur ses hanches douces, minuscules. Je la suis, je la précède, elle me devance… Je ferme les yeux, je préfère, et je me retrouve au début de la nuit, seul, et le ciel est magnifique, d’un bleu incroyable, clair comme un lac sur lequel on aurait déposé de petites pointes blanches, et il se reflète dans une mer cristalline où je plonge mes mains… et je me retrouve…

qui est avec moi, sans sa mère, depuis maintenant trois ans… et qui n’entend pas à quel point sa vie lui appartient, qu’elle doit s’y donner plus qu’elle ne le fait, surtout dans la conjoncture économique actuelle. Elle semble attendre quelque chose de cette mère démissionnaire qui est la sienne, et c’est paralysant, car Elle ne reviendra pas vers elle, vue l’absence dont Elle a fait preuve. Tout ce que j’ai pu dire ou faire, j’espère chaque jour que cela lui servira un jour… Mais c’est une enfant. Un peu perdue pour le moment. Raide dans ses résistances. Je n’ai plus qu’à lui souhaiter un réveil prochain.
Bien sûr, la mairie de ma ville n’a aucun job d’été à lui attribuer. Tout est déjà pris. mais en plus, elle ne fait pas l’effort du porte à porte. Même si ça ne donne rien, elle aurait au moins tenté. mais non, elle ne semble pas motivée pour bouger. Ce qui m’a fait penser qu’il faudrait peut-être mettre directement nos enfants en maison de retraite.

Au moment où il faut aller voter pour l’Europe, et il vaut mieux le faire que de ne rien faire face aux forces mercantiles qui elles savent défendre leurs intérêts, creusant le gouffre entre pauvres et riches comme jamais cela l’a été.
La sortie du film Home, accessible à tous, tombe à pic. Quand on voit que le PS a été une misérable “droite” par bien des aspects, quand on voit cette exploitation outrancière qui est faite des ressources de la planète, alors il faut rapidement changer notre mode de fonctionnement. L’écologie est un fait. Se batailler dans un monde envahi par les supermarchés aux produits suremballés, il faut créer plus de coopératives de produits frais et cultivés dans le respect de l’environnement et des hommes qui s’y attèlent chaque jour.
Je suis responsable. Mais comment agir ? Votons !

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comme de celui de ne rien faire alors qu’il y a urgence à agir en ce moment pour orienter notre fille. Faire ou ne pas Faire… Elle est douée pour ça, mais cela ne va plus dans le sens du Maternelle depuis longtemps.

de tout, pas que de l’alimentaire, pas que du textile, pas que de l’acier, pas que de la pèche, pas que de l’agriculture, pas que de l’informatique, pas que de la construction, pas que des services… La liste est longue, et ne mérite pas plus d’exemples. Même si les petits métiers existent toujours, on entend par ces temps de crise que parler des grosses “charrettes” de licenciements, rendant notre vie plus impersonnelle. Pourtant cela licencie de partout, les boutiques ferment les unes après les autres. La crise qui permet de justifier plus de licenciements, dont certains abusifs.
Même l’information est devenue industrie, nous servant chaque jour les mêmes faits sur cent chaines de télévision par exemple. Plus un président promet des “promesses”, plus on est sûr qu’il ne les tiendra pas, parce que ce n’est pas du ressort du pouvoir. Le couple présidentiel, autre exemple, fait plus penser à une iconographie fabriquée et nous fait sourire par ses frasques médiatisées. Paroles, paroles… alors que l’individu, au sein de la société, se fige dans ce qu’on attend de lui et ne bouge plus, par peur des représailles que lui imposent les lois restrictives, les déplacements autorisés.
Quand perdrais-je mon emploi ? Six mois, un an, deux ans ? Changer de travail ? Pas évident de se vendre, même s’il existe encore des boulots bien rémunérés. Changer de métier ? Il faut forcément un apprentissage. Une amie le fait : elle veut changer de métier, elle a épuisé le capital intérêt de son actuel métier et voudrait mettre en avant sa passion depuis toujours autour des métiers de bouche. Ça vous parle, les métiers de bouche ? Je veux dire par là qu’il se dit dans nos actions aussi que nous parlons inconscient plus qu’il ne faudrait. Et le prix de tout cela ? Les répercutions des changements autour de nous et aussi dans le couple et la famille… Elles sont innombrables. On n’est pas que balayer par les grands mouvements, les grands changements. Les petites crises au sein du couple ou de la famille ont aussi des répercutions… parfois désastreuses. Balayer comme des fétus de paille. Licencié l’homme du couple, licenciée la mère de famille. Le changement déracine, provoque douleurs et traumatismes, altère la possibilité de bien éduquer nos enfants, enfants qui, par ce qu’ils entendent, abandonnent tout espoir, et pire, tout courage.
Où est-il question de courage ? Vous entendez parler de courage, sauf pour dire “trop tard”  ? Et le travail ? Sans travail, que sommes-nous ? Qu’allons-nous devenir ?
J’ai rendez-vous avec ma banquière à 10 heures…

…à commencer par l’abandon des mères de leur rôle de mère. Les valkiries en ont assez de ce monde de brutes, les hommes, qui gouvernent en oubliant d’où ils viennent : du ventre. Alors les mères retournent là où elles étaient AVANT de devenir mère. Le monde a du mal pour trouver son chemin d’Homme, qui est masculin et féminin, et les femmes abandonnent leur coté mère pour ne laisser aux hommes que l’opportunité incontournable de redevenir enfant en se croyant abandonnés. La souffrance nous atteint tous, créant ce chaos dont les mères ne se sentent pas responsables.

…alors que moi-même j’ai tendance à en faire dans mes affaires matérielles depuis quelque temps, pour m’alléger de tout ce qui me parait superflu, ce qui n’est pas simple, mais qui m’est nécessaire pour me recentrer.

quand j’allumais une bougie, Elle l’éteignait avec un filet de sable dans sa main fermée. Et dans les coins sombres, quand j’allumais une bougie, Elle l’éteignait avec un filet de sable dans sa main fermée. Et dans les coins sombres, quand j’allumais une bougie, Elle l’éteignait avec un filet de sable dans sa main fermée. Et dans les coins sombres, quand j’allumais une bougie, Elle l’éteignait avec un filet de sable dans sa main fermée. Et dans les coins sombres, quand j’allumais une bougie, Elle l’éteignait avec un filet de sable dans sa main fermée. Et dans les coins sombres, quand j’allumais une bougie, Elle l’éteignait avec un filet de sable dans sa main fermée. Et dans les coins sombres, quand j’allumais une bougie, Elle l’éteignait avec un filet de sable dans sa main fermée…

devant Sa démission une fois encore, quelqu’en soit la raison, de ne pas être venue voir sa fille en se décommandant au dernier moment. Décalage horaire au retour de son voyage à Bali où Elle a choppé une gastro ? Qu’importe ! Les gouffres sont bien présents. Je parlais avec mon thérapeute ce jeudi, j’ai parlé ce matin avec mon médecin traitant, j’ai parlé avec ma fille il y a encore quelques minutes. J’ai depuis un an laissé ma fille se prendre en charge et l’heure des bilans a sonné. Certes, elle a conscience des limites de son “action” pour faire sa vie… Mais elle oppose beaucoup de résistances à grandir face aux difficultés… Elle déprime… Moi, je ne sais pas si je déprime ou si je cherche un nouveau souffle. J’ai envie de pleurer, car je lis un livre triste qui vient d’être adapter au cinéma… “Je l’aimais”.

Quand je vois un arbre mort, je pleure. Quand je regarde ma calvitie, je me dis toujours que mes cheveux poussent à l’intérieur, et qu’ils rejoignent mes racines.

Et quand je ne dessine pas, je me sens vide. Comme il m’a fallu apprendre à vivre avec ce vide. Quand j’écris, je me sens mieux. Quand Elle a rappelé tout à l’heure, je lui ai dit l’urgence de se voir pour parler ensemble de l’avenir de notre fille, mais Elle m’a parlé de la fuite dans ses toilettes et des dégâts dans sa cave, de sa fatigue du voyage, des cadeaux qu’Elle nous avait ramenés alors que je lui hurlait en douceur avec quelques mots ces moments difficiles que sa fille et moi partagions ces derniers mois…

Elle parle avec son inconscient, comme les scientologues parlent avec les principes incontournables de Ron Hubbard. Elle devrait pourtant savoir que nous sommes tous cantonnés dans les limites du terrain de Jeu, de Je.

Avec le temps, il est assez simple de comprendre qu’Elle n’était pas dans la vie de couple, dans la vie de famille, sinon Elle aurait accepté d’y vivre sans ombrages, honnètement, Elle aurait accepté à une époque que nous fassions une thérapie de couple, comme Elle accepterait aujourd’hui d’aider sa fille à faire une thérapie, cette dernière se sentant  parfois un peu dépassée par ses problèmes de dynamique présents et futurs.
Quant à Elle, je sais parfaitement que j’ai été un obstacle à ses Résistances, et que Sa Famille Boulot Et Co était plus importante qu’Elle-même. Elle est donc en ce moment en voyage “offert” à Bali, là où il fait tout le temps beau parait-il.

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Ce jour-là, j’étais parti voir ma mère pour entre guillemets fêter l’anniversaire de la mort de mon père. J’y étais allé seul, ma fille étant chez une amie et sa mère (à l’amie), pas la mère de ma fille, car vous l’aurez compris, ma fille et sa mère ne se voient pas beaucoup.

C’était hier. Et c’est hier soir que Flora, après un long laïus de ma part, car je lui demandais où elle en était, que MA FILLE S’EST UN PEU PLUS livrée, libérée oralement de ses difficultés, et j’étais aux premières loges. Et ma fille disait des choses qu’elle n’avait jamais dites.

A 18 ans, dans ce monde d’images, la place laissée à l’action n’est pas forcément primordiale… L’image… Entre son envie de dessiner et la volonté d’en faire son métier, il y a l’action. Et ma fille aura au moins dit qu’elle avait privilégié, malgré tous mes conseils journaliers, parfois juste de petites choses à faire, l’utilisation superficielle et assidue de son ordinateur pour converser avec des fans de mangas, des dessins pour illustrer des blogs d’autres enfants de son âge, des mises en couleurs de planches, et le piège s’est refermée sur elle. Elle aura aussi dit à quel point elle a conscience de la position éloignée de sa mère, cette ado de 44 ans qui va partir dans deux jours pour un voyage offert dans le cadre de son travail.

Alors moi, je fais quoi avec tout ce que j’ai pu lui dire et faire en tant que père ? Je laisse mûrir ? Je la laisse choir ? Non, je ne l’ai jamais pu. Il me faut comprendre, sur des années, qu’elle doit se chercher et se trouver, car mes conseils n’allaient que dans le sens du Faire, pas dans le sens où j’aurais pu lui imposer une voie, ma Voix. Non, j’étais assez conscient de ça. Je sais qu’elle a sa vie entre ses mains, et que ma position doit être en retrait de son chemin.

Quelques larmes. Elle a des atouts. Doit-elle faire une thérapie comme le préconise la mère de son amie ? Certes, ce ne serait pas inutile, mais encore faut-il que ce soit vraiment utile pour elle MAINTENANT ? Cela transformerait en partie son besoin d’avoir du courage pour Faire en besoin de parler. Je connais les bienfaits de la thérapie. J’ai parcouru ses chemins de traverse. Mais le faire est prioritaire… Agir. Ne plus se laisser aller… Grandir. Sortir. Vivre, malgré le Tout effrayant qui nous entoure, et qu’elle oublie que cette maison n’est pas à garder en y restant incrustée.

Va, vis et deviens. Parait que c’est un bon film.

Il est regrettable que je n’y sois pas allé depuis très longtemps… Nul ne m’en empêchait. Nous sommes 60 millions mais que 1 million à être descendu dans la rue.

Comme je disais ces derniers jours, on devrait tous descendre dans la rue pour montrer notre présence vivante sur Terre… Car à force de vivre planquer dans nos niches, certains en ont bien profité. L’art et la manière de gouverner les masses populaires par certains types d’asservissement.

de la facture…

…et elle est salée. Surtout quand on voit dans quel état nous “travaillons” le monde tous les jours. Un boulanger est plus tendre avec ses miches de pain. Je parlais donc de la facture, et du fait de donner aux impôts tous les mois (je suis mensualisé depuis 20 ans je pense) une certaine somme dont on ne sait jamais comment elle est utilisée. Et par qui. Bien sûr, je fais le bébète sur ce coup-là… Pourtant on aimerait donner un visage à ces dépenses de l’État, ou on aimerait payer les factures après les avoirs consultées. Les valider, en somme. Ah, tiens, ce mois-ci, j’ai plus dépensé en lance-roquettes qu’en bouffe ! C’est pas nouveau, cela ne risque pas de changer de mon vivant, mais cela fait mal tous les jours avec les “actus people”.

d’Elle encore…

…et de cette impression qu’Elle m’a laissé lors de sa dernière visite, celle d’une femme qui se fait du mal, et du mal aux autres pour atteindre la compréhension de sa propre souffrance. Tout ça pour ça ? Et oui, et je le sais depuis longtemps… surtout en regardant notre fille s’abandonner à la paresse…

de la grippe A

qui se répand un peu partout, alors que la crise mondiale l’a précédé. Pourquoi ? C’est comme un mourrant à l’article de la mort… Il se demande pourquoi, ou plutôt le pourquoi du comment avant de lâcher son dernier souffle. Guerre bactériologique ou autre… voilà une épidémie d’une virus qui tombe à point. Comme le reste, elle va permettre de nombreuses exactions, et surtout à certains de s’enrichir fortement. Que faut-il au monde pour se redresser ? Dans le passé, certains ont dit : une bonne guerre. Mais la guerre a de multiples visages.

…superficialité, pour ne garder que l’essentiel, ou presque, car c’est un ouvrage bien difficile. Je vais donc ce week-end continuer à vider la maison. Quant à ma fille, je comprend de mieux en mieux qu’elle a du mal à mûrir, à grandir, à prendre sa vie en main, alors que cette dernière lui appartient.

C’est bien connue : la société dans laquelle nous vivons est permissive. Alors comment s’y retrouver ? Il faut faire de sacrés efforts, constant et s’enrichir le plus possible en dehors de l’argent, même s’il est dit que sans argent, on ne peut rien faire. J’ai toujours apprécié ce que je faisais “en dehors” de l’argent, comme dessiner pour moi…

A commencer par la baisse des impôts pour quelques tranches d’imposables. De combien ? De quoi rire. Surtout quand les magasins se vident. Et quand je fais les courses et que je prend au minimum ce qu’il nous faut, je remets ça. Sans parler d’Elle qui a “abandonné” sa fille, ça c’est bidonnant. Et de l’information qui ressemble aux tabloids les plus grotesques, surtout l’information télévisuelle, qui annonce dans un journal de 20 h imaginaire depuis 40 ans les chiffres de mortalité des enfants de la faim, je suis mort de rire. Ça ça vous cultive un homme, surtout quand on voit la place donnée aux cultivateurs dans notre monde avec les normes européennes. Rigolo aussi tous ces gens qui perdent leur emploi chaque jour, on appelle ça les chiffres du chomage. Je m’y retrouve bien dans ces chiffres sans âmes. Alors que le travail est essentiel et que même les jeunes ne trouvent rien à faire, pour ceux qui veulent travailler. L’avènement du jeu vidéo, c’est poilant. Qu’ils sont mignons nos enfants devant leur consoles de jeux. Cela fait de nous des rigolos heureux de voir si peu de places disponibles dans les écoles qu’ils aimeraient concourir. Les perspectives d’avenir, on me bassinait. Marrant comme tout. Pas d’augmentation de salaire pendant 5 ans, c’est amusant. Se faire arnaquer à tous niveaux ? Ça n’arrive qu’aux autres. Ce qui se passe à deux pas de chez moi, les drames, c’est toujours mieux quand on le lit dans le journal de sa ville. Ah le journal de sa ville ! Que de pages passionnantes. Et la cigarette et toutes les saloperies qu’il y a dedans, les gouvernements complices, mais pas du tout. Laissez moi rire. Ils sont purs nos politiques. Et ma facture de chauffage qui va exploser, cela doit l’amuser mon ex, Elle qui a à peine de quoi “bien” vivre pendant que sa fille bouffe du Leader Price (je banalise pour rire encore plus). Quand Elle s’achète une voiture à 18 000 euros, un écran LCD à 1200 euros, des bougies parfumées pour 150 euros, quand Elle raye ses bagnoles pour des milliers d’euros de réparations de sa poche, éclaté de rires je suis. Alors là, Elle, Elle me fait rire. C’est une comique, avec son fanfaron à oreilles de chou fou amoureux. Plié en deux. Et tous ces gosses qu’ils laissent derrière eux sans s’en occuper. Formidable. J’applaudis. Du grand comique. La surpèche, des heures de rigolades pour les poissons. Des gens payés à ne rien faire, intermédiaires qui achètent et revendent sans bouger le cul de leur siège, de quoi se faire des années de colites spasmodiques. D’aller bosser tout à l’heure en sniffant du pot d’échappement, j’en ris d’avance, mes mouches sur les dents. J’en ai envie de donner mon argent, le peu qu’il me reste, pour hurler de rire. Allez y prenez tout. Que nous serrions tous les fesses à la peur de perdre notre boulot, je continue à en rire, pensez bien. Que tous nous descendions dans la rue pour rire de l’argent qui est dilapidé, ça ce serait super marrant.

Et de me réveiller encore à 5 heures du mat sans pouvoir me rendormir, c’était très rigolo, ça aussi.

de certains réveils…

C’est assez pénible de se réveiller avant que le réveil sonne, et d’avoir cette impression que le cauchemar recommence, que ce trop bref interlude dans la période triste que je traverse (je parle du sommeil bien sûr) ne suffit plus à me réparer. Seul, je m’endors et seul je me réveille, dans ce grand lit froid. Seul, j’écoute mes amis et ce que j’entend me parait lourd à porter, comme si cela m’écrasait…

J’ai pourtant pris ma journée… de vacances et je n’arrive pas à dormir plus que ça (6 à 7 heures), voulant dans une certaine mesure (l’expression qui revient) profiter de ma journée, au plus tôt, dans l’urgence, juste avant de mourir. Ce n’est pas que cette période plus sombre que les autres, je crois, qui me rend plus triste, c’est la perception du monde extérieur que j’ai après trois ans de solitude. Car un père célibataire est un père seul. Et cela gamberge, un père seul, qui est là, à table, invité par des amis qui lui apprennent le contenu de leur drame à eux, plus lourd que le mien en ce moment, en ce matin. D’ailleurs, j’habite un quartier qui porte le nom de la Glacière, proche d’un autre qui s’appelle Réveil Matin. Ne dis-je pas à ceux qui viennent nous voir pour la première fois ? Prenez la sortie N6 au Réveil matin.

Alors, je ne m’étonne pas de me réveiller plus tôt que je ne le désire, dans le froid, avec toutes les atrocités du monde qui se jètent sur mon esprit et m’assaillent. Les marchands sont là, dans le noir, et ricanent, chuchotent leurs plans pour s’accaparer chaque once de mon maigre salaire. J’ai peine aussi à laisser ma fille dans ce monde où elle ne rigole pas tout le temps… où elle a tant de mal à saisir son avenir comme un compagnon d’importance.

Sous la couette, l’espace chaud est étroit. C’est pour cela que je laisse l’ordinateur allumé la nuit, comme une lueur, comme un foyer. Je n’ai plus qu’à me décider à me lever pour aller taper ces quelques mots qui s’échappent toujours trop vite.

Ma mémoire me fait défaut. J’ai perdu des tas de date d’anniversaire. Déjà ? Ah si j’avais des bras pour me réchauffer, des oreilles à qui parler, une bouche à embrasser. Je serais moins pauvre. Pourtant, je n’arrête pas de me répéter que je m’accroche à la vie, que j’ai encore des ressources. Mon esprit virevolte. Comme d’habitude. Il a toujours été comme cela. A l’affût. J’ai si peur de faire trop de fautes, j’ai si peur de me retrouver à la rue et de mourir en sachant que ma fille n’a pas de quoi se nourrir. Mourir nourrir, les mots se répètent.

J’ai mis un peu de chauffage, enfiler un gilet… Après mon petit déjeuner, j’en suis déjà à ma deuxième cigarette. Je la hais autant que je la désire. Est-ce ma faute si je n’ai que peu de compagnons de route ? Tout ce qui m’entoure va disparaître, pour moi, et je me sens vivre dans l’urgence. Je me dois d’arrêter l’alcool, pour l’argent et pour ma santé. La clope, c’est pareil.

Dès hier soir, j’ai ressorti le wok, préparer les ingrédients du plat pour ce midi, un plat simple… et j’ai sorti il y a quelques minutes les autres ingrédients “frais” du frigidaire…

Mercredi, je lui demanderais (à Elle) si ça s’est bien passé quand Elle a vu sa mère dimanche.

Il faut dire que le monde est d’une inhumanité effrayante. Si je perd mon boulot, je devrais marchander auprès des autres employeurs mon salaire, plutôt que de mettre en avant mes compétences et ma dynamique. Presser comme des citrons. On aura vraiment assêcher l’intérieur et l’extérieur de nos mondes intérieurs. Gagner plus ? Pour donner plus d’argent pour fabriquer des armes ou recevoir des dictateurs dans de belles réceptions organisées dans de beaux châteaux ? Dépenser moins ? C’est vital, mais cela enlève du travail. Les boutiques sont tellement vides. Le pouvoir politique et ses excès tellement puants… Ce cheminement certain vers une immense majorité de prolétaires effrayés et une minorité devenu au fil des ans tellement plus riche… Et tout cela pour quel avenir ?

J’use mes fringues. Après je rachète. Pourtant, il a fallu, autour de mon anniversaire, de mes 50 ans, que j’achète plus de livres que je ne peux en lire… Une sorte d’urgence. Me débarasser de certaines “choses” dans la maison et acheter des livres. J’ai eu besoin de ça. Pourtant, j’ai du mal à m’y mettre. Faire, pourquoi faire. Je n’avais rien à laisser derrière moi, car j’ai brulé l’essentiel : mon esprit, mes rêves…

Allez, un réveil triste, ce n’est pas la fin du monde. Et puis il fait moins moche qu’hier et avant hier. Pourtant, à cause des bouchons, à cause de ce que cela coûte de se déplacer, j’ai bien peur de ne pas aller me promener aujourd’hui. Je vais poursuivre en mettant à jour le site d’une amie. Toujours quelque chose à faire. Ça, c’est Palace.

de la justice

à laquelle des amis, confrontés à un problème, m’ont répété une évidence qui fait froid dans le dos… Ne pas avoir à faire à elle est souhaitable, car bien au delà de la réparation, elle détruit plus qu’elle ne sert l’humanité à laquelle on a droit.

Oui, je le sais, et c’est un peu pour cette raison que je n’ai pas affronté mon ex, Elle, en justice. Je perd de l’argent, du temps, mais il nous reste un peu de dignité. Et ma fille n’est pas aspergée par les méandres de ces lois souvent plus tortueuses qu’autre chose.

Ces amis, suite au problème qui maintenant les accompagnera pour le restant de leur vie, ont vu l’incompréhension se répendre autour d’eux et le vide se faire. J’ai connu la même chose à deux reprises, en me séparant de mes précédentes compagnes. Le vide s’est fait parmi ceux qui se disaient mes amis.

de l’inertie…

Pas une fois nous ne sommes TOUS descendus dans la rue, juste pour dire que nous ne sommes pas que des lapins en cage…

C’est comme cette loi sur l’Internet, énorme hypocrisie qui s’attaque à un espace de pseudo liberté bien nécessaire. Car les pirates ont bien de multiples visages, et certains doivent allègrement se servir dans ce que le commun des mortels met sur la toile (en dehors de musique et de films divx téléchargeables). Si l’internet devient aussi étriqué que la télévision, alors on est mal. Pourtant le partage est bien réel. L’internet, une simple extension de l’espace marchand ? Ce n’est pas mon souhait. Pourtant, cela en fait bien partie dès qu’on allume son ordinateur. Que de publicités !

Le piratage montre surtout que nous avons accès à des découvertes, et que parfois, elles emmènent à acheter…

Mettez à bas prix plus de programmes “à choisir” et cela changera déjà la donne. Plus de repression que de propositions intelligentes. De quoi donner l’envie de vomir parfois !

Création et Internet, laissez-moi rire.

avec laquelle je travaille, elle jeune, moi avec mes 50 ans tout neuf, conscient qu’elle fait sa vie loin de la mienne, et tant mieux pour elle, car je suis dans une phase solitaire persistante.

“Ne m’oublie pas, E, simplement, cela me suffira, un jour, une pensée pour moi, quelques minutes maxi de souvenirs dans l’immensité du reste de ta vie, qui sera loin de ma vie et de ma mort…”

Et même si elle n’est pas que ce que j’en vois pendant ces journées…

On ne peut pas dire que je sois particulièrement gaie en ce moment, mais ce n’est pas grave.

de ma mère

et de son noble âge et de ses problèmes de coeur. Physiques bien sûr. Car c’est une femme seule depuis la mort de son mari, mon père, en mai 2004. Elle ne s’en est jamais remise, de son départ brutal, préférable, et l’amour existait entre eux malgré leurs divergences quotidiennes.

Demain, elle part en voiture pour voir sa fille qui vit en Vendée, en famille, et une fois de plus, ma mère m’a rappelé de l’endroit où étaient les papiers capitales à sa succession. Je redoute les vautours qui vont poindre à ce moment-là. Je lui ai bien précisé que “ce que je sais”, ma soeur doit aussi le savoir, l’entendre. Ma soeur, différente de moi dans bien des domaines, là où je suis à l’écoute, elle l’est moins, car cela l’obligerait. J’appréhende le moment où le drame se jouera, celui de la perte du dernier parent, le Deux qui nous a fait naître, et qui nous met par son “départ” en première ligne.

de cette parole…

…que nous n’échangions pas alors que nous étions ensemble et que même après trois ans de séparation “physique”, rien n’a changé. Or, je ne demande pas mieux que de partager ce qui permet sur le fil du temps d’éviter les lourdeurs de l’héritage transmis par les parents aux enfants.

de sa seule jouissance :

faire du mal. Beaucoup inconsciemment. Et alors ? N’est-on pas responsable ? Comment si la distance qui nous sépare maintenant ne l’empêchait pas de maintenir Sa relation à nous, ce qui peut paraître une évidence, capitale. Parano ? Certes non. Pour mon anniversaire, Elle a tenté de faire au mieux, et malgré tout, les choix faits pour déjeuner ensemble furent un fiasco. Pourquoi ? Je ne sais pas. Ou plutôt j’avancerais le manque de motivations sincères. Ce qui est fait n’est plus à faire. Car sur l’essentiel de ce début d’année qui était d’épauler et d’être plus pour Elle aux cotéx de sa fille, cela ne s’est pas fait. Et sa fille a un mal fou à savoir où elle en est. Et là, il faut laisser faire le Chemin, car ce qui devait être dit l’a été. Pour ma part.

Trop tard ? Toujours sur Elle. Jamais à l’heure, jamais en avance. Je pensais il y a quelques mois à ce film de Truffaut, “La femme d’à coté”. Et son dénouement dramatique.

Et comme me le rapportait ma fille lors d’une sortie avec sa mère, alors que toutes les deux passaient à coté d’un groupe d’adolescentes dans un complexe commercial, elles ont réagi à la chevelure de la mère de ma fille comme si c’était un outrage de vouloir paraître ado à 45 ans… Ma fille leur a fait un doigt d’honneur, pour montrer qu’elle désapprouvait ces remarques à voix haute, mais ces adolescentes étaient toutefois proches de quelque chose qui les a fortement interpelées.

… par notre civilisation.

Et la pire insulte serait de la nommer : Neslé.

du livre consacré à Zao Wou-Ki…

“Je peins ma propre vie mais je cherche aussi à peindre un espace invisible, celui du rêve, d’un lieu où l’on se sent toujours en harmonie, même dans les formes agitées des forces contraires.”

Je conseille ce livre et ses belles reproductions.

… inachevée, je passerais peut-être dans un ou deux mois y faire un saut, et y poser quelques questions. Car si ce n’est que pour avoir quelques prospectus et quelques bonnes paroles coincées derrière des sourires, j’en ressortirais peut-être déçu. Par contre, j’espère que le jardin sera à la hauteur… que je puisse prendre quelques photos.

de la cigarette…

et même si j’en ai déjà touché mots dans le passé, c’est un véritable fléau qu’il est bien difficile à vaincre… Se faire aider ? Le seul coup de fil que j’ai donné (le fameux inscrit sur les paquets de cigarettes) m’a fait l’impression d’avoir un interlocuteur incapable. Alors, en ce mercredi où j’ai eu 50 ans, je m’insulte une nouvelle fois de cette prison couteuse. Alors que depuis trois jours, peut-être parce que j’ai fait un faux mouvement, j’ai un point douloureux à peu près 10 cm au milieu du sternum, alors je flippe comme un malade. Je sais que la semaine dernière j’ai pas mal découpé les branchages qui trainaient dans le jardin… Et que certaines élongations du cours de Taï Chi du lundi furent fatiguantes… Heureusement, cela vient d’un mauvais mouvement.

Mais je flippe tout de même, et m’insulte encore. Bashung vient de mourir d’un cancer des poumons et j’ai l’impression de m’acheminer vers le même résultat.

Dire que le gouvernement cautionne cette vente libre, avec tous ces produits toxiques qui font de la cigarette une belle amante mortelle.

de la trahison

Comment, pendant si longtemps et encore maintenant les survivants de l’holocauste n’ont -ils pas plus témoignés des atrocités auxquelles ils ont assistés ? Pourquoi tous ces manques de paroles ? “Il vaut miux tourner la page”, entend-t-on si souvent… C’est un grave manque à l’émergence de la connaissance de l’essence humaine…  Il y aurait long à dire sur ce sujet…

Enfin, entre deux joints, et loin du religieux, est-elle vraiment marraine ? Et je lui dirais aussi : A trop écouter (écourter ?) sans regarder les images, ou va-t-on ?

J’entends il n’y a pas longtemps cette petite citation extraite d’une emission ou d’un film : “On a des dizaines de raisons de mentir et une seule de dire la vérité.”

J’ai trouvé ça juste. Dans mon cas, quand on ne sait pas mentir ou dès que cela se voit, mais surtout habité par la volonté de ne pas mentir, on a bien du mal à percevoir les mensonges des autres.

de la peur…

celle qui est minime au quotidien mais qui finit par vous ronger malgré nos efforts… Et je pense à toutes ces peurs qui ont peut-être disparu avec les vivants dès qu’ils ont franchi le portail de la mort… Mais qu’est-ce qui est resté de ces peurs dans les tripes des survivants ?

de la planete Amour,

celle sur laquelle vit le meilleur et le pire dès qu’on y débarque…

du fantôme de sa mère…

de cette tendance à être sans trop de difficultés loin de sa fille… à me faire porter le rôle du père beaucoup trop lourdement sur mes épaules.

Alors que faire de ces tensions ?

de l’image

avec le photographe Josef Koudelka, dont je viens de découvrir les photographies dans un ouvrage emprunté à la bibliothèque de ma ville. Les compositions, les rythmes sont impressionnantes… et je n’en dirais pas plus. Allez à sa découverte. J’ai été moins “saisi” par l’exposition Robert Frank au Musée du Jeu de Paume.

L’ouvrage de Koudelka est : Exils.

de cette parenthèse…

…de presque 20 ans, 17 pour être plus précis. La comparaison est hative, mais il y en a qui passe 20 ans de leur vie en prison (une parenthèse (un enterrement), vu l’utilité du milieu carcéral) et moi, j’ai vécu avec Elle, un monde entre nous de possibilités, de conjugaisons, de compréhensions et d’incompréhensions, et je peux vous dire que je perçois toutes ces années comme une “sacré” parenthèse.

Elle pourrait dire la même chose pour moi, bien sûr. Ces choix sont les siens, et je continue malgré tout à ne lui trouver aucune excuse pour son manque de paroles.

La différence entre ce que je pense et ce qu’Elle pense n’a plus d’utilité et n’en a peut-être pas eu beaucoup. Je sais juste dorénavant qu’Elle a joué pour avoir plus de chance d”échapper au manque d’argent, que le milieu où Elle baigne désormais lui est plus profitable. A tous les niveaux. Mais cela ne change pas ce qu’Elle est.

Rien ne nous empêche de vivre, mais de vivre heureux, c’est une autre histoire. Elle a donné à ma vie une allure de série Z.

J’étais sur sa liste. L’Autre est plus avantageux. Pourquoi s’en priver ?

de la revenante…

La revenante

Les corbeaux lacéraient de leur bec les nuages
Emportant des lambeaux,
Coulant à pic vos angéliques équipages,
Versatiles vaisseaux.

Les cerfs à voix humaine emplissaient la montagne
Avec de tels accents
Que l’on vit des sapins s’emplir de roses blanches
Et tomber sur le flanc.

Jurez, jurez-le moi, morte encore affairée
Par tant de souvenirs,
Que ce n’était pas vous qui guettiez à l’orée
De votre ancienne vie,

Et que la déchirure allant d’un bout à l’autre
De la nuit malaisée
N’était votre œuvre, ô vous qui guettiez jusqu’à l’aube
L’âme dans la rosée.

Jules Supervielle

de la Terre.

La Terre n’a qu’une vie. Alors ces minuscules particules humaines qui y vivent et qui l’exploitent en dépit du bon sens, outre l’incidence de leurs actes, n’aurons qu’à bien se tenir le jour où elle attrappera un gros rhume.

et là, je ne parle pas de ma fille qui affronte son avenir avec une certaine appréhension, consciente que cela tremblote de partout. Non, je vous parle un instant de l’homme qui encore plus aujourd’hui qu’hier prouve qu’il est un enfant qui ne fait pas bien les “choses” et met en péril son habitacle de façon certaine, malgré l’évidence de la petitesse de la Terre dans l’univers. Si ce dernier a un de ces jours une contraction un peu douloureuse, là, il n’y aura plus à discuter.

Revenons à cette petite chose qui s’abrite pour se protéger du froid… Les intempéries de cet hiver plus difficile que les autres sont une chose, notre façon de gouverner notre Terre Mère en est une autre. Elle prouve notre manque de maturité. L’homme n’est pas prêt d’aboutir à la sagesse, quand on voit que son quotidien est si malmené, et les démocraties des parodies vraiment pas marrantes.

Merci Groland de nous faire rire et grincer des dents. Et merci à Elle de m’avoir montrer que l’on peut faire ce que l’on veut sans se soucier des conséquences.

et de savoir qu’elle coûte au particulier une somme conséquente, à cause du renouvelement nécessaire pour ne pas être dépasser, et avec les années de la non fiabilité du matériel vendu. Oh il faut moins débourser aujourd’hui pour s’acheter un ordnateur, mais il dure moins longtemps et très rapidement il ne vaut plus rien. J’en ai fait l’expérience il y a peu et j’en garde un goût amère. Ce qui me rend de moins en moins matérialiste, me concentrant de plus en plus sur l’essentiel de ce dont j’ai plaisir à posséder pour exprimer mes passions comme le dessin, la lecture, la photographie…

Ci-dessous, un DVD qui se lisait il y a quelques années sous un autre système et qui ne se lit plus maintenant. J’avais été voir l’expo au Petit Palais…

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… avec l’acteur Patrick McGoohan qui vient de décéder à l’âge de 80 ans. Je l’avais comme tant d’autres “garder” dans l’image du N° 6. Le thème est toujours d’actualité, comme s’il était d’une universalité permanente… Quand je pense qu’ils avancent (les américains en collaboration avec les anglais) un remake de cette étonnante série.

Ce soir, nous sommes tous des prisonniers tristes.

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de ma moto…

…et je peux la nommer : c’est un Suzuki 600 Bandit série spécial de 2004, la dernière année où les 600 ont été fabriqué et vendu pour laisser la 650 se profiler.

Si je vous parle d’elle, c’est qu’elle est ma compagne quand je me déplace pour aller travailler et que j’ai un peu souffert par cette semaine où la neige a tenu nos trottoirs d’avoir à prendre les transports en commun, car j’habite assez loin de la gare de ma ville, et qu’après le trajet souvent en position de sardine, j’avais encore à marcher pour rejoindre mon lieu de travail, les bus étant pénbles à attendre. Je n’étais plus habitué à cette simple “fonction” : marcher.

C’est un des rares cas où je ne l’utilise pas : la neige. Trop dangereux, risque de gamelle assurée. Mais il fait toujours aussi froid. Alors que ferais-je ce lundi qui approche ?

… ce qui me fait penser à mon père, qui était un très bon pécheur à la ligne, un pécheur de rivières, et qui me laisse en mémoire quand j’étais enfant de toutes ces virées dans les petites rivières des Monts de l’Aubrac et dans le Lot, partie Lozère, car mes parents ont établi pendant plus de vingt ans leur lieu de vacances dans ce coin là…

J’avais offert le film à mes parents. Je reverrais le film américain avec plaisir… j’espère.

Je lis un livre, un des livres de ma vie qui s’écrit au fur et à mesure, et je n’arrive pas à lire la moitié des mots. Sans cesse, mon esprit s’échappe…

de la Foire aux oubliettes

C’est parfois le constat que l’on peut faire de ce qu’il reste d’un couple qui n’existe plus… Et cela la représente bien. Déjà que cela n’avait pas trop de consistance au quotidien, ce fut aussi comme un repas vite pris et vite oublier.

de la boisson…

celle qui fait tenir et dont on est peu fier… Ce n’est pas une résolution de nouvelle année, c’est un hurlement silencieux qui s’exprime certaines nuits quand je me réveille seul, et que le noir habite autant mon intérieur que mon environnement extérieur, me donnant l’impression d’être nu sans couette dans un froid mordant. Celle que je croie qu’elle va me réchauffer, me faire décompresser et supporter le difficile…

Cela ne se produit jamais au bistro car je n’aime pas être sous son emprise quand je conduis. 

Souvent accompagnée d’une clope, elle se niche dans un petit verre à whisky et c’est souvent du bourbon. Je m’en passe très bien la plupart du temps, mais dans cette maison presque trop grande qu’Elle a quitté, la boisson ne fait pas une bonne remplacante… Mais son effet est garanti chez moi… et le mal qu’elle m’apporte aussi ensuite pendant mon sommeil.

de la petite princesse

Il est maintenant loin le temps où ma fille, si menue, si petite, se faisait appeler princesse par sa mère. Aujourd’hui, c’est une adolescente qui hésite encore à grandir, préfèrerait rester dans une bulle et se refuse presque à tout effort pour prendre sa vie ne main en s’investissant dans ce qu’elle aime comme dans un pari qu’il faut réussir. Car je dois le dire, qu’elle ait un métier qui lui permette de vivre et de s’épanouir est l’image qui me hante le plus, ce qui n’est pas toujours facile à vivre en tant que parent dans le monde des marchands qui nous asservissent chaque jour.

Depuis ma plus tendre enfance, entendez par là le temps joyeux de l’inconscience, j’aime ce primate dont je rêvais de faire une BD quand j’étais plus jeune, comprenant un jeune ado aventurier, un aigle royal, un écureuil et un crocodile. Du gorille, de l’aigle et du crocodile, 40 ans plus tard, il me faut vivre avec la certitude qu’ils ont été la proie des hommes. Ce n’est pas une découverte, certes.

Alors cette année, je ne souhaiterais pas la bonne année, mais que les meilleurs voeux. Et une meilleure santé, et surtout de ne pas me retrouver à la rue.

2009, l’année du gorille (information vue dans Sciences et Avenir)

de son absence…

qui ne nous empêche pas de vous transmettre nos meilleurs voeux.

voeux2009

d’une petite idée…

…liée à la naissance, la mienne, où le fait d’avoir eu une naissance prématurée et une respiration génée par le cordon ombilical autour du cou aurait pu avoir une incidence sur le fait de moins bien respirer toute ma vie, malgré tous mes efforts.

d’une petite phrase…

…dans le film “Un crime”, avec un acteur américain que j’adore : Harvey Keitel. A un moment du film, il dit : “C’est incroyable de se savoir mort pour tout le monde”. Version française qui j’espère est fidèle en traduction.

de son éloignement

du lieu où vit sa fille, qui comme par hasard n’est pas en grande forme psychique… et aussi du fait qu’Elle me téléphone aux aurores pour me dire Prudence sur la route car c’est verglacé, Elle qui maintenant n’emprunte plus le même chemin que moi pour se rendre à son travail et montre ainsi que ce changement de domicile pour Elle n’est pas si exempt de préoccupations…

Il est vrai que je suis de plus en plus seul sur la route. Personne à prévenir. La solitude n’est pas facile à gérer. La peur nous accompagne tous. De tellement de manière.

en deux mots…

…qui la caractérisent : s’enfuir et s’enfouir. Une lettre sépare l’orthographe de ses deux mots. O.

Et en ce 25 décembre 2008, nous ne la verrons pas comme Elle n’a pu être avec nous hier soir, en cette soirée du 24 décembre où nous étions, ma fille et moi, tous les deux. La mère avait trouvé d’autres familles pour passer sa soirée. Ses préférences sont bien à Elle.

…et je lui dirais :

“Merci pour ton enseignement”. C’est ironique, mais Elle m’a beaucoup appris. Et je sortirais la tête de ce torrent de boue dans lequel j’ai baigné pendant tant d’années. Dans des efforts lents et maîtrisés, je me mettrais sur le dos pour rejoindre la rive. Là, debout comme un homme, je prendrais une profonde respiration, comme si je n’avais pas respiré depuis longtemps. Chaque partie de mon corps et de mon esprit retrouvera sa place, et je me recentrerais. Puis je poursuivrais ma route.

…que toutes choses sont différentes, mais chaque chose se rejoint et se conjugue.

…de peinture de son père, parti trop vite pour elle, alors qu’il était à ses cotés… après le départ de la mère. A elle, je veux dire merci, quelque soit l’intention de son don, quelque soit la façon dont elle m’a fait don. C’est une jeune fille simple en apparence, que l’on remarque à peine, mais qui est chargée comme tout à chacun de ces histoires que l’on ne peut que ignorer car elles n’ont pas été racontées. Je sais qu’elle n’a pas en apparence d’atome particulier avec moi, car je suis un homme commun, qui passe partout sans attirer le regard ou l’intérêt, mais elle l’a fait tout de même. A moi. Un don. D’objets qui étaient en correspondance avec ce que j’ai envie d’approfondir : la peinture dite chinoise. L’essentiel du trait. Un coup de pinceau. Un trait de vie.

Elle est différente de Elle. Ne vous y tromper pas en lisant ses lignes.

de celle qui casse…

Rien que cette semaine, Elle a cassé sa voiture, et à sa fille qui venait d’acheter un petit porte-feuille à l’effigie de Jack Skelcron, elle a cassé l’ouverture en forçant dessus… mais dans le passé, elle a froissé sa précédente voiture à plusieurs reprises, attirant même le vandalisme, elle a cassé un soleil en argile que j’avais depuis plus de 25 ans, et qui provenait de Crête, et auquel j’étais très attaché. De nombreux vases ont connu le même sort, certains offerts par la famille, et la vaisselle, n’en parlons pas.

Quant à mon coeur, n’en parlons pas non plus, il ne semblait ne pas mériter mieux que ce châtiment…

de la mort…

… et de ceux qui nous ont quitté et que nous accompagnons encore et toujours de notre vivant. Ils ont leur importance, parfois même trop si nous avons pas correctement fait le deuil de leur départ. Certains psychanalistes vous en parlent dans leurs ouvrages : et le cinéma avec les films estampillés Z aussi. Bref, pas que le premier novembre, ils sont là…

de la Terre…

et de ce qu’il reste du monde d’aujourd’hui, avec la connaissance d’hier, et j’en garde présentement l’image de l’envahissement de chaque parcelle par la civilisation humaine, rigide et glorieuse avec sa pseudo liberté, et je vois les derniers espaces non assujettis par les marchands, comme s’il fallait être partout pour ne plus avoir peur du vide. C’était un message de l’Aigle.

Cher monsieur,

Qu’aie-je besoin de faire ici ? D’écrire bien sûr (surtout quand on peut revenir dessus et que l’ordinateur tient une place dans au moins une des pièces de la maison). Pourtant, le fait d’écrire, je le fais déjà sur d’autres supports. Alors pourquoi cette “fausse” lettre ? Pour dire mon attachement à vos écrits ? Surement un peu. Il faut dire que votre livre “La place du père” est tombé à poing nommé quand ma fille allait venir au monde il y a 18 ans.

Alors je voulais vous remercier. Très simplement. Parce que vous donnez une belle place à l’homme, à la femme, à l’enfant dans vos livres…

J’allais dire que je suis tombé dedans il y a maintenant 30 ans. J’avais 18 ans et un professeur de mon collège, professeur d’Histoire de l’Art, était un homme d’une quarantaine d’années, très ouvert, joyeux, au parcours personnel atypique à mes yeux à l’époque, passionnant à bien des niveaux et, comme je me sentais dans une interrogation grandissante, sa suggestion d’entamer une thérapie a fait partie d’une discussion que nous avons eu un jour. J’ai fait la connaissance avec un groupe qui pratiquait la bio-énergie, chapeauté par un certain Peter Bruce, un australien très sec, aux méthodes surprenantes. J’ai été pendant plus d’un an “largué” dans cet univers qui m’a à la fois ouvert et montré un peu plus la personne que j’étais. Mise au point par Alexander Lowen, le résultat fut mitigé. J’étais trop rigide. J’avais toutefois ouvert des portes. J’ai arrêté quelques mois, pour raison financière, et quand j’ai voulu reprendre, ils ne m’ont pas accepté dans le groupe. J’étais déçu. En même temps, la notion communautaire n’était peut-être pas ce qui m’intéressait le plus. J’ai facilement tourné la page.

Mais je n’ai pas coupé le fil de mon intérêt pour la thérapie. Quelques années plus tard j’ai repris une thérapie individuelle… Pas pour en finir avec tel ou tel problème qui aurait pu être le mien. Non. Pour mieux faire mon chemin d’homme. Pourquoi en avais-je besoin là où certains n’y toucherons jamais ? En tout cas, la mienne fut longue et je la compare plutôt à un questionnement vivant et interminable.

Je vais trop vite. Qu’est-ce qui m’a le plus touché ces dernières années ? Nous étions une famille, un homme, une femme, un enfant. Et depuis presque trois ans nous sommes une famille éclatée comme il en existe tant. Et je suis à présent à temps presque complet père célibataire.

Ma première et surement ma dernière, car outre le fait de se lever tôt pour réserver l’emplacement (merci à mes amis de l’avoir fait pour nous) avec une courte nuit derrière soi, l’expérience fut plus que symbolique en terme de vente, mais le bon coté, c’est les symboliques de la journée qui s’est fini vers 18 h 30.

D’Elle toujours

Moi, je me nourris lentement, acceptant de prendre le temps que cela murisse, et Elle, Elle veut de l’immédiat, de l’admiration, de l’adoration…

De ma fille

Si bousculée par monts et par vaux, je lui dis : remplis toi d’émotions dans ce que tu fais, cela sera déjà ça de pris.

Petit clin d’oeil à la série américaine “My name is Earl”, et qui me fait rebondir sur cet anti depresseur qu’est le mauvais whisky, qu’on consomme quand on a trop le blues.

Comme promettre à sa fille de la rappeler et de ne pas le faire, sauf à une heure tardive, alors que nous sommes couchés. Pourquoi refuse-t-Elle le dialogue à ce point ? Toutes ses promesses passent après sa vie de bohème. Elle nous montre que nous ne sommes plus une famille, même si cela s’est produit sur des années. Des histoires pour rien, me dirait-elle, mais je persiste à vouloir donner du sens à tout cela… Non, je ne me produit pas dans une série hospitalière avec Elle. Il n’y a jamais eu de Deux avec Elle, Nous étions toujours plus que la simple structure d’un couple défini.

Avec deux auteurs que je lirais volontiers un de ces jours, François Cheng et Fabienne Verdier (dont L’unique trait de pinceau), titre évocateur par excellence.

De ce jardin

Sur un des cotés de la maison, il y a un jardin, un potager pour être juste. Il occupe la moitié d’un terrain alors que nous jouissons de l’autre partie. Ce n’est pas à nous, mais nous partageons cet espace qui appartient à une personne qui ne l’utilise pas, une personne que je ne connais pas car elle ne s’est jamais présentée à nous. Sur cette parcelle de terre, un portugais à la retraite cultive depuis des années des légumes… Parfois, à partir de juin, il nous offre des salades. Ce soir, en me promenant dans cet espace qui bientôt ne sera plus mien, je pense en regardant ses plantations bien entretenues, alors que j’ai si peu la main verte par faute de pratique, à mon père, qui lui avait la main verte, venait de la terre et l’aimait. Il y a quelques jours, ma mère me disait avoir revu une vieille amie de mon père, et cette dernière disait qu’elle avait été déçu que mon père ne se contente une fois l’an que d’une simple carte postale comme échange. Ma mère était obligée de la rassurer sur cette “timidité” dont mon père faisait preuve vis à vis de ses proches.

Elle est comme ces personnages de film, femelle qui apparait dès les premières images comme innocente, sublime, et qui se révèle intrigante parfois, mais sans plus, muette dans certaines occasions, femme qui vous aime, enfant qui vous en veut, qui fait parfois semblant de vous aimer, car Elle aime la trahison, vous asperge de ses mensonges comme si c’étaient des vérités, ce genre de femme qui se dise attachée à vous en étant détachée de tout l’essentiel, qui vous laissent sans vous lâcher, tous ces raccourcis cyniques pour vous dire qu’Elle peut très bien croire en l’amour, vous dire qu’Elle vous aime, vous montrant dans les zones d’ombre qu’Elle en aime un autre, ou que l’autre est préférable (comme vous l’avez été), l’autre qu’Elle n’aime que parce que Elle a pu vous faire souffrir. Pardonne-moi… Je me souviens qu’Elle l’a dit deux fois. Pas plus. Pas moins.

Je suis du genre à penser que c’est toujours “grave” de se tromper, mais qu’on ne peut parfois pas faire autrement.

Il m’est arrivé de croire, de penser que l’amour ne pouvait vivre que s’il était “une grosse concession”, en fait. Je le sais, j’ai fait une grosse concession par le biais d’une obsession. Mais je n’ai pas aimé la souffrance que cela m’a rapporté. Je me suis révolté. J’ai hurlé fort (façon de dire) dès que j’ai senti les petites trahisons, dès le début. Elle aime la soumission, l’abandon de l’Autre, et il lui retourne la pareille. Je comprend aussi son silence : trop de mensonges, cela doit ronger la langue. Il y a peu Elle a craché un morceau du morceau, mais c’est encore trop peu. Car je n’aspire qu’à une chose ; solder notre relation pour passer à autre chose, mais pas n’importe comment. Je n’ai pas voulu me soumettre, mais alors, que s’est-il passé ? J’en sais beaucoup et je continue à en découvrir beaucoup.

Bizarrement, j’ai réinvesti le jardin, comme s’il y avait urgence à le faire vivre et respirer. On verra bien. Je m’active beaucoup ces jours-ci. Et je L’ai vu toucher une latte de bois, fraichement poncée, pas encore vernie.

Une fois que c’est fait…

De ce jour

où Elle m’a dit : je vais te parler. Mais la vie ne s’est pas faite en un jour, et pourquoi aurions-nous tant de jours à vivre si ce n’est que pour parler un seul jour ? Alors, pourquoi est-Elle sourde et muette la plupart du temps ? La castration à sa naissance a du être d’une intensité que je ne peux même pas imaginer.

De l’insomnie

Encore cette nuit, je me suis réveillé en sueur, comme au sortie d’un rêve désagréable. J’ai fini par me lever pour aller boire un verre d’eau, et j’ai décidé de m’installer dans l’atelier. J’ai pensé que ce pouvait être digestif, mais je me suis souvenu que je m’étais surtout endormi seul, et que parfois cela me pesait. J’ai noté quelques mots sur un bout de papier, et j’ai trouvé que j’écrivais de plus en plus mal. Mon écriture est plus cassé qu’avant. Mais aussi j’avais pris quelques apéritifs en début de soirée et le fait d’être fumeur n’arrange rien. J’ai aussi noté sur un bout de papier l’idée de remplacer un grand encadrement posé sur un chevalet de grande taille par une grande taille et de faire une peinture à l’huile pendant l’été. J’ai aussi noté de quoi m’occuper pour la journée avant de me rediriger dans le noir vers la chambre. Et là j’ai cherché une position pour me rendormir quelques heures.

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