Elle est comme ces personnages de film, femelle qui apparait dès les premières images comme innocente, sublime, et qui se révèle intrigante parfois, mais sans plus, muette dans certaines occasions, femme qui vous aime, enfant qui vous en veut, qui fait parfois semblant de vous aimer, car Elle aime la trahison, vous asperge de ses mensonges comme si c’étaient des vérités, ce genre de femme qui se dise attachée à vous en étant détachée de tout l’essentiel, qui vous laissent sans vous lâcher, tous ces raccourcis cyniques pour vous dire qu’Elle peut très bien croire en l’amour, vous dire qu’Elle vous aime, vous montrant dans les zones d’ombre qu’Elle en aime un autre, ou que l’autre est préférable (comme vous l’avez été), l’autre qu’Elle n’aime que parce que Elle a pu vous faire souffrir. Pardonne-moi… Je me souviens qu’Elle l’a dit deux fois. Pas plus. Pas moins.
Je suis du genre à penser que c’est toujours “grave” de se tromper, mais qu’on ne peut parfois pas faire autrement.
Il m’est arrivé de croire, de penser que l’amour ne pouvait vivre que s’il était “une grosse concession”, en fait. Je le sais, j’ai fait une grosse concession par le biais d’une obsession. Mais je n’ai pas aimé la souffrance que cela m’a rapporté. Je me suis révolté. J’ai hurlé fort (façon de dire) dès que j’ai senti les petites trahisons, dès le début. Elle aime la soumission, l’abandon de l’Autre, et il lui retourne la pareille. Je comprend aussi son silence : trop de mensonges, cela doit ronger la langue. Il y a peu Elle a craché un morceau du morceau, mais c’est encore trop peu. Car je n’aspire qu’à une chose ; solder notre relation pour passer à autre chose, mais pas n’importe comment. Je n’ai pas voulu me soumettre, mais alors, que s’est-il passé ? J’en sais beaucoup et je continue à en découvrir beaucoup.
Bizarrement, j’ai réinvesti le jardin, comme s’il y avait urgence à le faire vivre et respirer. On verra bien. Je m’active beaucoup ces jours-ci. Et je L’ai vu toucher une latte de bois, fraichement poncée, pas encore vernie.
Une fois que c’est fait…