devant Sa démission une fois encore, quelqu’en soit la raison, de ne pas être venue voir sa fille en se décommandant au dernier moment. Décalage horaire au retour de son voyage à Bali où Elle a choppé une gastro ? Qu’importe ! Les gouffres sont bien présents. Je parlais avec mon thérapeute ce jeudi, j’ai parlé ce matin avec mon médecin traitant, j’ai parlé avec ma fille il y a encore quelques minutes. J’ai depuis un an laissé ma fille se prendre en charge et l’heure des bilans a sonné. Certes, elle a conscience des limites de son “action” pour faire sa vie… Mais elle oppose beaucoup de résistances à grandir face aux difficultés… Elle déprime… Moi, je ne sais pas si je déprime ou si je cherche un nouveau souffle. J’ai envie de pleurer, car je lis un livre triste qui vient d’être adapter au cinéma… “Je l’aimais”.
Quand je vois un arbre mort, je pleure. Quand je regarde ma calvitie, je me dis toujours que mes cheveux poussent à l’intérieur, et qu’ils rejoignent mes racines.
Et quand je ne dessine pas, je me sens vide. Comme il m’a fallu apprendre à vivre avec ce vide. Quand j’écris, je me sens mieux. Quand Elle a rappelé tout à l’heure, je lui ai dit l’urgence de se voir pour parler ensemble de l’avenir de notre fille, mais Elle m’a parlé de la fuite dans ses toilettes et des dégâts dans sa cave, de sa fatigue du voyage, des cadeaux qu’Elle nous avait ramenés alors que je lui hurlait en douceur avec quelques mots ces moments difficiles que sa fille et moi partagions ces derniers mois…
Elle parle avec son inconscient, comme les scientologues parlent avec les principes incontournables de Ron Hubbard. Elle devrait pourtant savoir que nous sommes tous cantonnés dans les limites du terrain de Jeu, de Je.