Permettez-moi de vous parler de Georges. Ce n’est pas que le frère de mon père, mort dans sa 17e année… C’est surtout un état d’esprit qui a été le mien et qui est “mort” en juin 2006. Une petite mort, je vous rassure. Cet état d’esprit me faisait ressembler à un majordôme, souvent disponible pour les autres, un état naturel de gentilesse, de présence, d’attention, de respect… Ces qualités ne sont pas mortes ce jour-là, mais elles ont migré vers l’hôte premier, et mises en sommeil jusqu’à ce qu’elles retrouvent une plus large expression, exception faite pour ma fille qui continue de bénéficier de ma disponibilité…
Je pense à Georges Moustaki. J’ai envie de lui dire : ne t’en va pas ! Pour moi, tu es le dernier de ces chanteurs français que j’écoutais adolescent et qui me transportait avec leurs textes et leur musique… En vieillissant, la nostalgie devient presque imparable.